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Un Soudanais obtient l'asile après avoir traversé à pied le tunnel sous la Manche

Un Soudanais, qui était parvenu à parcourir presque entièrement les 50 kilomètres du tunnel sous la Manche pour rejoindre l'Angleterre au cours de l'été, a obtenu l'asile au Royaume-Uni - Lundi 4 janvier 2016 - Photo d'illustration

Un Soudanais, qui était parvenu à parcourir presque entièrement les 50 kilomètres du tunnel sous la Manche pour rejoindre l'Angleterre au cours de l'été, a obtenu l'asile au Royaume-Uni - Lundi 4 janvier 2016 - Photo d'illustration - Pascal Rossignol - Reuters

Cet été, un soudanais de 40 ans a parcouru 50 kilomètres à pied dans le tunnel sous la Manche pour rejoindre l'Angleterre. Après réexamen de son dossier, le réfugié il a finalement obtenu l'asile.

Un Soudanais, qui était parvenu à parcourir presque entièrement les 50 kilomètres du tunnel sous la Manche pour rejoindre l'Angleterre au cours de l'été, a obtenu l'asile au Royaume-Uni, selon ses avocats.

Abdul Rahman Haroun, 40 ans, avait été arrêté dans le Kent début août, près de la sortie du tunnel. Il devait comparaître lundi devant le tribunal de Canterbury (sud-est de l'Angleterre) pour obstruction à la circulation dans le tunnel, une infraction passible de deux ans de prison. Mais l'audience a été ajournée au 18 janvier, pour réétudier son dossier au vu de son nouveau statut de réfugié.

Remis en liberté sous caution

"Abdul Rahman Haroun a obtenu l'asile, comme nous l'avons dit à la Cour aujourd'hui. Son cas a été ajourné de deux semaines pour permettre au parquet de le réétudier", a déclaré Sadie Castle, du cabinet d'avocats Kent Defence. Le Soudanais, qui comparaissait par visioconférence depuis la prison de Elmley, a en attendant été remis en liberté sous caution, avec obligation de se présenter à la police une fois par semaine.

Fin août, il avait plaidé non coupable des charges retenues contre lui lors d'une première audience. Ses avocats avaient réclamé que leur client soit placé sous la protection de l'article 31 de la convention de 1951 de l'ONU qui veut que les États n'appliquent pas de sanctions pénales aux réfugiés arrivés sur leur sol sans autorisation, s'ils arrivent directement du territoire où leur vie ou leur liberté est menacée.

A.-F. L. avec AFP