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Marseille : deux mamies font fuir leur agresseur

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Deux femmes de 65 et 70 ans ont mis en fuite lundi en fin de matinée, à Marseille, un jeune qui tentait d’arracher le collier de l’une d’elles. « Les mémés ne se sont pas laissées faire », racontent Huguette et sa copine Claude sur RMC, pas peu fières, et soulagées de ne pas avoir été seules au moment de l’agression.

Claude, 70 ans et Huguette, 65 ans, « marchaient tranquillement » lundi en fin de matinée dans une rue du 3e arrondissement de Marseille quand un jeune homme les a agressées, tentant d’arracher le collier d’Huguette. Mais « les mémés ne se sont pas laissées faire », racontent-elles, pas peu fières : Claude lui a tapé dessus, Huguette l’a mordu, et le garçon n’a pas demandé son reste, il a pris la fuite mais n’a pas été interpellé.

« Je l’ai achevé avec le poing »

Claude, 70 ans, l’une des deux femmes, raconte : « On marchait tranquillement avec ma copine Huguette, et on voit arriver un jeune, qui présentait bien. Il est passé entre nous deux, il a attrapé le cou de ma copine, qui avait une chaîne en argent, il lui a serré le cou avec son bras. Je l’ai poussé contre le petit muret, pour le bloquer ; ce qui a permis à ma copine de prendre sa main et de le mordre. Je l’ai pris aussi par le cou et je lui ai donné un coup sur la tête, pour le déstabiliser. Je l’ai achevé avec le poing, il était déjà bien amoché avec la morsure de ma copine, et il a été tellement surpris de voir que les mémés, elles ne se laissaient pas faire, qu’il a pris la poudre d’escampette et est parti en courant ».

« Impossible de lui donner un coup là où je pense, alors je l’ai mordu »

Huguette, 65 ans, a failli se faire arracher son collier, et remercie sa copine Claude d’avoir été là : « Il était sur le côté, j’aurais pu lui donner un coup de pied ; comme je me dis toujours : tu donnes un coup de genou là où tu penses. Mais là ce n’était pas possible, donc la meilleure solution, c’était de le mordre. Quand ma copine l’a frappé, je l’ai vu partir. Elle a tellement pris d’élan pour pouvoir lui taper dessus, qu’elle est tombée, la pauvre ! Heureusement qu’on était toutes les deux, parce que je ne m’en serais pas sortie toute seule ».

J.V. avec Lionel Dian