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La patronne de William Saurin a-t-elle légué sa fortune à son caniche nain Gaétan?

Un caniche lors d'un salon à Hong Kong (image d'illustration)

Un caniche lors d'un salon à Hong Kong (image d'illustration) - Anthony Wallace-AFP

Monique Piffaut, la présidente décédée de la holding Financière Turenne Lafayette qui détient les marques William Saurin et Madrange, avait fait part à ses collaborateurs de sa volonté de léguer sa fortune à son chien, rapportait un article de Challenges. Le capital de l'entreprise sera transféré à une fondation pour l'enfance en cours de constitution, assure toutefois la société.

Mise à jour: la Financière Turenne Lafayette, qui ne gère pas la fortune personnelle de Monique Piffaut, a précisé à BFMTV.com que, "selon ses volontés, le capital de l'entreprise sera transféré à une fondation pour l'enfance en cours de constitution, une cause qui lui était chère, et une façon de conserver l'intégrité du groupe."

Gaétan, un caniche nain, serait devenu riche, rapportait mardi un article de Challenges. Car sa maîtresse, qui n'était autre que la patronne de William Saurin au patrimoine estimé à 220 millions d'euros, lui aurait fait don de sa fortune à son décès, assurait dans un premier temps le magasine économique. 

Monique Piffaut, présidente et unique actionnaire de la holding Financière Turenne Lafayette au milliard d'euros de chiffre d'affaires et aux 3.500 salariés, qui possédait les marques William Saurin, Garbit ou encore Madrange, est décédée à l'âge de 78 ans, selon un communiqué du groupe diffusé le 2 décembre.

Gaétan ne la quittait jamais

N'ayant pas d'enfant ni d'héritier, elle aurait décidé de transmettre son patrimoine à une fondation de protection des animaux et en aurait fait part à ses collaborateurs il y a plusieurs années, assurait ainsi Challenges.

Mais la réalité serait tout autre. Joint par BFMTV.com, la Financière Turenne Lafayette a précisé que, "selon ses volontés, le capital de l'entreprise sera transféré à une fondation pour l'enfance en cours de constitution".

Le décès de cette ancienne banquière qui "signait tous les courriers, lettres d'embauche et contrats à l'encre violette pour être sûre qu'on distingue bien son visa", comme l'indique le magasine économique, ne remet donc pas en cause l'avenir du groupe.

"Pas de risque de démantèlement"

"Il n'y a pas de risque de démantèlement car la propriétaire, très attachée aux entreprises, avait exprimé sa volonté en ce sens", a assuré un porte-parole de la holding. 

Monique Piffaut, 166e fortune de France, était très discrète et refusait d'être prise en photo. Femme d'affaires originale, elle consultait sa boule de cristal avant toute embauche, assure Challenges. Il lui arrivait même, le soir, de répondre elle-même au standard téléphonique de son groupe et d'écourter la conversation en se faisant passer pour une femme de ménage.

Céline Hussonnois-Alaya