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Escape Game: vous avez une heure pour réussir à en sortir

Les jeux d'évasion grandeur nature connaissent un succès grandissant.

Les jeux d'évasion grandeur nature connaissent un succès grandissant. - GamEscape - BFMTV.com

En moins de deux ans, les jeux d'évasion grandeur nature ont gagné la France. En famille, entre amis, ou avec des collègues, ce phénomène a su trouver son public.

Dans le bureau d'un détective privé, à la recherche des secrets de l'alchimiste Nicolas Flamel, ou en immersion dans l'univers d'Alice au pays des merveilles, vous êtes enfermé dans une pièce avec votre équipe. Et vous n'avez qu'une heure pour réussir à en sortir. 

Le concept du jeu des "Escape Room" (La pièce dont il faut s'échapper, ndlr) tient en quelques mots. Quel que soit le scénario et l'univers, le principe est toujours le même: trois à cinq personnes doivent fouiller de fond en comble une pièce close et résoudre des énigmes pour tenter d'en sortir. Cadenas, codes de coffre-fort, objets cachés: l'imagination et l'astuce sont essentielles.

Le premier Escape Game français a ouvert ses portes à Paris, en décembre 2013. Les fondateurs d'Hint Hunt ont voulu importer un concept qu'ils venaient de découvrir à Londres, inspiré des point-and-click, un classique du jeu vidéo. Et la recette a très vite fonctionné: moins de deux ans plus tard, la capitale compte une quinzaine d'établissements. Les villes de province ne sont pas oubliées: Angers, Bordeaux, Lille, Rouen ou Lyon comptent aussi leur "pièce". Comptez en général de 25 à 30 euros par personne.

"On s'est dit 'Pourquoi pas nous?'"

Cette semaine, un nouvel Escape Game a ouvert ses portes à Paris: La Lock Academy. Sir Doyle, le doyen de cette institution, a été assassiné la veille dans son bureau. Les visiteurs doivent trouver le coupable, l'arme du crime et le mobile, pour sortir de la pièce. Fauteuils club, machine à écrire trônant sur le bureau acajou, et livres anciens au mur, le décor est soigné.

"On a commencé à penser à ce projet à l'été 2014. Il y en avait beaucoup moins à l'époque et on s'est dit "Pourquoi pas nous?" avec mon associé. On avait des boulots de bureau peu passionnants, et à titre personnel, j'avais envie de me lancer dans l'entrepreneuriat", raconte à BFMTV.com Romain Santiago, le cofondateur, âgé de 27 ans. 

Des publics très différents

Non loin de là, dans le Xe arrondissement, un autre Escape Game rend hommage à Gustave Eiffel, Nicolas Flamel et les cachots de la Bastille: GamEscape. Un couple est à l'origine du projet, Delphine et Irving Le Hen, la trentaine. Professeurs de danse et passionnés de jeux de société, ils se sont lancés dans l'aventure en 2014 après plusieurs mois d'élaboration des lieux.

"L'esprit d'équipe des Escape Game nous a tout de suite séduits, avec une activité collaborative qui plaît aussi bien aux filles qu'aux garçons, et qui rassemble des publics très différents, sans nécessiter d'aptitude particulière", confie la jeune femme à BFMTV.com. Une diversité que confirme Romain Santiago. "En très peu de temps, on a eu des bikers de 40 ans, des étudiants, des mères de famille avec leurs enfants..."

Vers des Escape Game en extérieur

Dans les prochains mois, le marché de l'Escape Game, bientôt saturé sur Paris, devrait évoluer vers de nouvelles formes, estime Irving Le Hen interrogé par BFMTV.com. "On va aller vers des Escape Game en extérieur, avec des événements de plus en plus grands, c'est déjà ce qu'on voit à l'étranger. On trouve un lieu délimité comme l'Espace Clacquesin, une vieille distillerie aux portes de Paris, et on y enferme une centaine de joueurs!"

Lui a commencé à en organiser pour des événements de team building d'entreprises. Dans un genre similaire, l'expérience a déjà été tenté pour des particuliers avides de sensations fortes: en juillet dernier, Le Manoir de Paris avait organisé un parcours dans un asile psychiatrique à l'abandon en région parisienne, où chaque équipe était poursuivie par des comédiens grimés en patients. Là aussi, il fallait réussir... à s'échapper des lieux.