BFMTV

Incidents du PSG : l'addition s'il vous plaît

47 personnes ont été interpellées et seront présentées devant la justice dès ce mercredi.

47 personnes ont été interpellées et seront présentées devant la justice dès ce mercredi. - -

On en sait un peu plus sur les casseurs venus gâcher la fête, lundi soir, après la victoire du PSG en Championnat de France. Alors que 47 d’entre eux, interpellés, devraient commencer à être jugés dès ce mercredi, la question se pose : qui doit payer lors de ce genre d’évènement ? L’Etat, la ville, ou les clubs ?

Alors que Manuel Valls et le préfet de police de Paris, Bernard Boucault, sont sous le feu nourri des critiques de la droite, la question des réparations des dégâts causés lundi soir place du Trocadéro et sur les Champs-Elysées se pose. Les premières comparutions immédiates des voleurs et casseurs présumés lors des évènements après la victoire du PSG se tiendront ce mercredi après-midi. Au total, 47 personnes, presque toutes majeures, ont été placées en garde à vue après les incidents de la nuit, pour des jets de projectiles, des outrages et violences sur policiers et des vols aggravés, selon Manuel Valls.
Une vingtaine vient de Paris et la petite couronne, les autres sont domiciliées dans la grande couronne. Quatre personnes ont été interpellées dans la nuit de lundi à mardi à Noisy-le-Sec, ils sont soupçonnés d'avoir profité des incidents pour voler dans une boutique des Champs Elysées. Quatre autres ont été interpellés à Argenteuil. Dans leur voiture, les policiers ont retrouvé un téléphone portable volé.

« Aux casseurs de prendre leur responsabilité »

Pour éviter toute polémique, le Maire de Paris Bertrand Delanoë a expliqué que les réparations financières dues aux dégradations seront payées « d'abord par les assurances ». Et si les assurances ne couvrent pas l'intégralité des dégâts, il a assuré qu'il demanderait à « l'Etat de payer la différence ».
Pour Eduardo Rihan Cypel, député de Seine-et-Marne, « c’est d’abord ceux qui sont responsables de ces violences qui doivent payer. Il y a des gens qui ont fait n’importe quoi, ont saccagé des biens publics. Tout cela est inacceptable, c’est d’abord à eux de prendre leurs responsabilités devant la justice. Après, que le club participe, c’est une réflexion qu’il faut avoir ».

« Que les clubs payent la sécurité »

Faire participer le club, c’est justement l’idée de François de Rugy, député de Loire-Atlantique et coprésident du groupe EELV à l'Assemblée nationale. « Il faudra envisager avec les clubs qui veulent faire des manifestations sur la voie publique, qu’ils payent la sécurité, car si c’était dans une enceinte privée, ils s’organiseraient et payeraient des sociétés de sécurité ». Lui-même, dans une ville de circonscriptions, a pu voir combien coûtait un déplacement du club parisien, qui pourrait bien, selon lui, mettre la main à la poche. « Quand le PSG venait à Nantes pour un match avec le FC Nantes, c’étaient des forces de police mobilisées tout un samedi, toute la nuit, obligées de sécuriser tout le parcours. Ça a un coût énorme qu’on ne fait pas payer à un club qui brasse pourtant des centaines de millions d’euros comme le PSG ».

« La responsabilité est celle du ministre de l’Intérieur »

Mais pour Marc Philippe Daubresse, député du Nord et secrétaire général adjoint de l'UMP, ce n’est pas au club de payer. Il n’y a qu’une seule responsabilité, et elle est politique : « Evidemment qu’à l’intérieur du stade, un club peut assurer sa propre sécurité privée, reconnaît l’élu, mais à l’extérieur, sur la voie publique, la responsabilité est celle du ministre de l’Intérieur et des forces de police ».

|||

En raison de nombreux débordements, nous avons fermé les commentaires liés à cet article. Pour plus de précisions sur les règles encadrant les réactions publiées sur RMC.fr, conformément à la loi, nous vous invitons à lire l'article 8 des conditions d'utilisation de nos sites.
Merci pour votre compréhension. La Rédaction

Mathias Chaillot avec Stéphanie Collié