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Heures de pointe: ce qu'il faut savoir avant de prendre les transports ce lundi

Ce lundi débute le déconfinement. Et cela s'annonce critique dans les transports publics d'Ile-de-France, où le respect des règles de distanciation physique n'est pas simple.

Dans les transports publics, ce lundi se présente comme une épreuve. Après un peu moins de deux mois de confinement, la France débute son déconfinement dans le cadre de la lutte contre le coronavirus. 

Depuis le 17 mars, les transports en commun tournent au ralenti. Ce lundi, ils ne repartiront pas à plein régime. La RATP compte assurer environ 75% du service et la SNCF entre 50 et 60% pour ses trains de banlieue.

Le gouvernement a demandé aux opérateurs de faire respecter la "distanciation sociale" et de limiter la "capacité d'emport" à environ 15% de la normale. Pour cela, il a également souhaité des "heures de pointe" réservées aux personnes qui se déplacent pour des raisons professionnelles. 

Un "motif impérieux" exigé

Pendant ces horaires, il faudra donc se déplacer obligatoire avec une attestation dérogatoire de son employeur. Elisabeth Borne a aussi annoncé que l'accès aux transports en commun en Ile-de-France pourrait aussi être utilisés pour les personnes "ayant un motif impérieux pour se déplacer", comme des raisons de santé, convocation de justice, accompagnement des enfants.

En semaine, les "heures de pointe" communiqués par Île-de-France Mobilités sont les suivantes : 

  • 6h30–9h30
  • 16h–19h

Pour éviter une trop forte affluence et réguler le trafic, la SNCF comme la RATP ont passé la semaine à installer des centaines de milliers d'autocollants pour informer les voyageurs. Par ailleurs, les forces de l'ordre et les agents de sécurité de la RATP et la SNCF vont filtrer les voyageurs à l'entrée des gares et des stations.

Barthélémy Bolo, avec Ivan Valerio