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Hausse des cambriolages : "On ne se sent pas en sécurité", témoigne Régine

La police scientifique

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Face à l'explosion des cambriolages, le ministère de la Justice serre la vis: dans une note envoyée aux procureurs le 29 novembre, la chancellerie demande davantage de sévérité contre les cambrioleurs. Reportage dans les Hauts-de- Seine.

Les cambriolages explosent et, selon la chancellerie, plus de fermeté envers les auteurs de cambriolages pourrait faire la différence. Et pour cause: les cambriolages ont explosé de 18% ces cinq dernières années. 44% même en ce qui concerne les résidences principales. La chancellerie appelle dans une circulaire les juges à plus de fermeté vis-à-vis des auteurs, y compris pour les primo-délinquants et les mineurs. Car plus d'un quart des suspects (26%) mis en cause dans des affaires de cambriolages sont des mineurs. Elle préconise aussi de mettre en place des cellules d'investigations locales pour augmenter le taux d'élucidation qui atteint péniblement les 11%.

Une circulaire pour les mineurs

La chancellerie appelle les juges à plus de fermeté vis-à-vis des auteurs, y compris pour les primo-délinquants et les mineurs qui représentent plus d'un quart des cambrioleurs. La circulaire vise "les délinquants itinérants". Sans parler de Roms ou de gens du voyage, ce sont bien eux qui sont en partie visés. Premier point : la chancellerie souhaite la fin des rappels à la loi par téléphone. Or aujourd’hui, si le mineur est un primo-délinquant ou que le délit n’est pas trop grave, dans la plupart des cas, le magistrat choisit cette méthode, plus rapide qu’une confrontation dans son bureau. Deuxième point : la chancellerie veut que les juges demandent l’exécution provisoire des mesures d’éloignement. Il s’agit en fait de placer un mineur alors même qu’il n’est pas jugé. Car les services du ministère le reconnaissent : "une part importante des jugements rendus en la matière l’est bien souvent par défaut, en l’absence des prévenus".

La rédaction