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Abattoirs Gad: les salariés se donnent le temps d'éxaminer le projet

Les négociations ont été suspendues mercredi soir à Quimper, après une proposition de la direction des abattoirs Gad.

Les négociations ont été suspendues mercredi soir à Quimper, après une proposition de la direction des abattoirs Gad. - -

La direction de l'abattoir Gad de Lampaul-Guimiliau, dans le Finistère, a proposé aux salariés d'augmenter de 100% leur prime de départ. Ces derniers ont décidé de ne pas se prononcer en l'état, à la suite d'une assemblée générale ce jeudi après-midi.

Ils se donnent le temps de réfléchir à la proposition. Les quelque 600 salariés de l'abattoir Gad SAS de Lampaul-Guimiliau, dans le Finistère, étaient réunis, ce jeudi après-midi, en assemblée générale. Ces derniers ont décidé de ne pas se prononcer dans l'immédiat sur le projet d'accord intervenu, mercredi, sur le doublement de leur prime de licenciement, ont annoncé les délégués syndicaux.

"On n'a pas dit qu'on signait aujourd'hui (jeudi). Et on vous dit qu'on ne va pas vous faire voter aujourd'hui sur ce projet", a déclaré Marc Hébert, secrétaire départemental FO.

"En attendant une vérification par nos avocats, nous ne prendrons pas de décision aujourd'hui", a-t-il conclu devant quelque 600 salariés réunis dans une salle de la petite commune de Lampaul-Guimiliau, où l'abattoir devait donc continuer à être bloqué.

Mercredi, les forces de l'ordre ont dégagé les accès à l'abattoir Gad de Josselin, où Gad a choisi de concentrer ses activités en sacrifiant un autre établissement à Lampaul-Guimiliau, dans le Finistère. L'abattoir de Josselin était bloqué depuis la veille par des salariés de Lampaul-Guimiliau. Les CRS ont forcé le barrage mis en place depuis 24 heures, avant de former un cordon pour permettre à une demi-douzaine de camions de sortir de l'usine.

Un CRS bousculé, deux manifestants blessés

Des manifestants, qui s'étaient couchés devant un poids lourd, ont été traînés au sol et un CRS a été assez violemment bousculé par les manifestants.

Deux d'entre eux ont été blessés, "dont un a eu la main éclatée par un coup de matraque et un autre a reçu un coup sur la tête et va devoir faire une radio des cervicales", a déclaré Patrick Le Goaf, délégué du personnel FO de l'abattoir de Lampaul.

En redressement judiciaire depuis février, la société Gad SAS d'abattage et de découpe de porcs, victime de la crise de la filière porcine, a présenté un plan de continuation de l'activité. Ce plan a été validé le 11 octobre par le tribunal de commerce de Rennes, qui a entériné la suppression de 889 emplois, en grande majorité à l'abattoir de Lampaul-Guimiliau. L'activité a été recentrée sur le site de Josselin.

A.K. et S.D. avec AFP