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Grand froid: Royal reconnaît une "trop forte dépendance" au nucléaire

Ségolène Royal, le 5 janvier 2017, à Paris.

Ségolène Royal, le 5 janvier 2017, à Paris. - PATRICK KOVARIK, AFP/Archives

La ministre de l'Environnement, Ségolène Royal, a reconnu mardi qu'il existait en France "une trop forte dépendance" au nucléaire, alors que les pouvoirs publics appellent à limiter la consommation électrique en raison de la vague de froid.

"On le voit actuellement qu'il y a une trop forte dépendance puisque, dès qu'il y a plusieurs réacteurs à l'arrêt pour des raisons de contrôles de la sûreté nucléaire par l'ASN (Autorité de sûreté nucléaire, ndlr), on se rend compte qu'il y a une tension sur l'énergie", a déclaré Mme Royal lors de la cérémonie de voeux de son ministère.

La ministre a insisté sur le besoin de rééquilibrer le mix énergétique en France, en prenant appui sur la loi de transition énergétique, qui prévoit de ramener de 75% à 50% la part du nucléaire dans la production d'électricité à l'horizon 2025.

"En changeant ses comportements, on peut économiser la production de quatre réacteurs nucléaires", a insisté Mme Royal, ajoutant que cela permettait aussi de faire baisser le prix de l'électricité car "plus il y a de demande, plus il y a de tension sur les prix".

La ministre a estimé que "d'un côté, on a beaucoup de gaspillage et de l'autre côté une précarité énergetique avec des gens qui n'ont pas les moyens de se chauffer".

Mme Royal a assuré avoir "demandé l'extinction de tous les bureaux la nuit", jugeant qu'il y avait "une marge d'action pour faire en sorte de diminuer la tension sur le courant et la précarité énergétique".

De son côté, le gestionnaire du réseau de transport d'électricité RTE a assuré mardi que la France serait suffisamment approvisionnée en électricité mercredi, pour affronter la vague de froid.

"La situation reste sous forte vigilance" jeudi et vendredi, a également indiqué un porte-parole du groupe lors d'une conférence téléphonique, "puisque la vague de froid va se poursuivre jusqu'à la fin de la semaine".

Paris (AFP), © 2017 AFP