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Garde d'enfants: un père retranché dans une cathédrale à Orléans

Deux des quatre pères retranchés dans la cathédrale d'Orléans

Deux des quatre pères retranchés dans la cathédrale d'Orléans - -

Trois autres, qui étaient retranchés depuis jeudi dans la cathédrale d'Orléans pour dénoncer des problèmes de garde d'enfants à la suite de séparations, en sont redescendus vendredi soir.

Après la grue de Nantes, la cathédrale d'Orléans. Quatre père étaient retranchés depuis jeudi après-midi dans le monument pour dénoncer des problèmes de garde d'enfants à la suite de séparations. Trois d'entre eux en sont redescendus vendredi soir. Il n'en reste plus qu'un seul sur place, "très déterminé".

Les quatre pères ont passé la nuit sur place dans une tente et trois d'entre eux sont finalement redescendus vendredi à 19h00 après avoir reçu la visite de policiers qui ont su les convaincre.

Une action bénéfique?

Un de ces pères, habitant à Orléans, a expliqué qu'il a obtenu un rendez-vous avec le juge chargé de son dossier et avoir bon espoir de revoir ses deux fils, qu'il n'a pas vus depuis deux ans.

Un autre venu d'Angoulême a affirmé que son action a été "bénéfique pour (son) affaire". "On a entendu nos demandes, on espère que ça va aboutir", a-t-il déclaré, confiant, tout comme le troisième père venu de Belfort, qui réclame la garde de ses enfants et estime que son action "va faire avancer (sa) procédure".

Interrogé dans la matinée, ce dernier, Frédéric Foroughi, avait expliqué: "Nous sommes déterminés à aller jusqu'au bout, jusqu'à ce que la coparentalité soit effective, que nos enfants grandissent avec leurs deux parents.

La quatrième père "déterminé"

Fatigués, ils sont tous les trois partis après leur descente de la cathédrale avec la police pour être entendus, mais devaient selon eux être libérés ensuite sans aucune poursuite.

Le quatrième est lui resté dans la cathédrale, et est "très déterminé" à rester au moins une journée de plus, selon un autre père.

Le groupe qui s'était installé dans la cathédrale réclame la "coparentalité" et que "le droit des enfants à leurs deux parents soit respecté par la justice" en cas de divorce.

"SOS Papa, des guignols sectaires"

Vendredi après-midi, deux autres pères représentant les papas retranchés dans la cathédrale ont dénoncé la "récupération" de leur mouvement par SOS Papa et le collectif La Grue jaune.

"Ce sont des guignols sectaires et misogynes que nous condamnons", a ainsi déclaré Cédric Constant, qui bataille depuis huit ans pour la garde de son fils.

Le groupe, venu de plusieurs régions de France, dont la Bretagne, la Lorraine, ou des villes de Caen, de Belfort et de Périgueux, avait investi la cathédrale jeudi après-midi à l'occasion d'une visite de l'édifice qu'il avait lui-même organisée.