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Fermé à cause du Covid-19, le zoo-refuge La Tanière se bat pour sa survie et appelle aux dons

Un soignant s'occupe d'un éléphant dans le zoo-parc La Tanière

Un soignant s'occupe d'un éléphant dans le zoo-parc La Tanière - La Tanière

Le parc, situé à proximité de Chartres, est spécialisé dans le sauvetage et la réhabilitation d'animaux saisis ou maltraités.

"Le rêve de toute une vie." Dans une vidéo récemment mise en ligne, Francine et Patrick Violas tirent le signal d'alarme. Fondateurs de La Tanière, un zoo-refuge situé à quelques kilomètres de Chartres dans le département de l'Eure-et-Loir, ces derniers appellent aux dons afin de sauver leur projet, qui consiste à recueillir les animaux en difficulté, maltraités, saisis par les autorités, cédés par des cirques ou bien abandonnés aux portes de l'abattoir. Parmi les pensionnaires, plusieurs singes, mais aussi des lions, ours ou encore éléphants.. Parmi les pensionnaires, plusieurs singes, mais aussi des lions, ours ou encore éléphants.

"Nous sommes plus un refuge qu'un zoo. A la différence de parcs classiques, nous n'avons pas de plan de collection, on ne choisit pas les espèces qui entrent, on prend ce qu'il y a à sauver. Nous ne faisons également pas de reproduction de ces animaux, nos soigneurs concentrent leurs efforts à "réparer" ces animaux cassés", explique auprès de BFMTV.com Sophie Fernandes Petitot , chargée de communication du site.

Seulement, ce refuge d'un genre tout particulier est actuellement en danger. Censé ouvrir au printemps 2020, il n'a pu accueillir de public depuis maintenant un an, un manque à gagner extrêmement problématique, qui a poussé les propriétaires à réaliser un premier appel aux dons il y a plusieurs semaines. Avec succès, puisque dans une seconde vidéo, ces derniers se félicitent d'avoir recueilli 3000 dons.

Assurer l'avenir du site

Dans leur appel, Francine et Patrick Violas se disent désemparés.

"On a parfois du mal à comprendre, étant en extérieur, que l’on ne puisse pas être ouverts. Mais bon, on est obligés de se plier à la règle", expliquent-ils.

D'autant que le site n'est pas éligible aux aides de l'Etat, ces dernières sont indexées sur le chiffre d'affaires 2019 des entreprises. Or, La Tanière n'a ouvert ses portes qu'une dizaine de jours à la Toussaint. Une situation préoccupante pour les fondateurs du zoo refuge

"L'état est pourvoyeur à 80% de nos animaux. Ils proviennent de la police, les gendarmes, les douanes, l'Office Français de la Biodiversité, mais nous ne recevons pas d'aides financières derrière et nous sommes contraints de garder portes closes. Sans public, pas de recettes", explique-ils, ajoutant que les frais du parc s'élèvent à "15.000 euros par jour."

Toutefois, grâce entre autres à l'aide de Guillaume Kasbarian, député de la 1ère circonscription d'Eure-et-Loir, la situation de La Tanière a pu être relayée en haut lieu, et le gouvernement via la ministre de la Transition écologique Barbara Pompili a finalement consenti une donation de 360.000 euros. Une somme qui ne devrait toutefois pas suffire à renflouer les lieux.

"On a un retard d’un an, soit à peu près 4 millions", estiment les fondateurs. "C'est un premier pas qui va nous aider, reprend Sophie Fernandes Petitot, toujours auprès de BFMTV.com. "Mais c'est une goutte d'eau si la situation devait durer", ajoute-t-elle.

Appel aux visiteurs

Alors afin de sauver le refuge, un nouvel appel aux dons a été lancé ces dernières heures.

"Vous détenez la solution! Vous êtes la force vive de ce pays!", assurent Francine et Patrick Violas.

Il est également possible pour les futurs visiteurs d'acheter en pré-vente des billets valables 5 ans pour une future ouverture du site, possiblement dans les mois à venir. Un concours a été également lancé pour remporter des billets VIP qui permettraient au gagnant, ainsi qu'à quatre personnes de son choix, de découvrir l'evers du décor avec les fondateurs et d'accéder à des zones "off" du parc.

"Les visiteurs peuvent découvrir une multitude d’enclos et volières réservés successivement aux animaux domestiques, aux éléphants, aux fauves, aux daims, aux oiseaux, aux chameaux, aux wallabies, etc. Les ours sont observables dans leur tanière, les otaries nagent et jouent dans leurs bassins. D’ici fin 2021, des groupes de singes évolueront sur leurs îles et les visiteurs pourront se balader au milieu d’animaux dans la volière immersive…", est-il expliqué sur le site officiel, où une page est spécialement réservée aux dons.
https://twitter.com/Hugo_Septier Hugo Septier Journaliste BFMTV