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Felyn Festival, Jazz à Vienne, Nuits de Fourvière: l'inquiétude du monde du spectacle dans le Rhône

Malgré un déconfinement progressif prévu le 11 mai, les grands festivals ne pourront pas se tenir avant au moins mi-juillet. Dans le Rhône, les annulations se succèdent. Un coup dur pour le secteur.

En quelques jours, les annulations se sont succédées. Dès l'annonce d'Emmanuel Macron, le 13 avril dernier, selon laquelle les "grands festivals et événements avec public nombreux ne pourront se tenir au moins jusqu’à mi-juillet", les directions de plusieurs festivals ont pris les devants.

A Lyon, les Nuits de Fourvière, prévues du 2 juin au 31 juillet n'auront donc pas lieu. La première édition du Felyn Festival, les 19 et 20 juin, est également reportée, tandis que Jazz à Vienne, du 25 juin au 11 juillet, a décider de baisser le rideau pour cette année. 

Des emplois menacés

Au-delà du crève-cœur pour les spectateurs, c'est aussi "une catastrophe" pour tous ceux qui travaillent autour de festival, notamment les intermittents du spectacle, rappelle Samuel Riblier, directeur du festival Jazz à Vienne, qui emploie 400 personnes. 

"On parle souvent des grands artistes très connus, on n'a pas trop de soucis pour eux. Mais il faut aussi penser à tout ce tissu de jeunes qui débutent, qui sortent du conservatoire, pour qui ça va être très difficile", ajoute le responsable de ce festival qui accueille chaque année 200.000 spectateurs. 

Un avenir incertain

Les annulations de ces grands événements culturels est aussi un coup dur pour les entreprises du secteur. Gérant d'une société de production, Pierre Carron voit déjà 60% de son chiffre d'affaires s'envoler. Une catastrophe malgré les différentes et garanties de l'Etat.

"Même si la survie peut être assuré par cet emprunt, ça met en danger la société pour les années à venir. Et il y a des dommages collatéraux secondaires: les 400 personnes qu'on embauche l'été n'ont pas de travail", rappelle-t-il. 

Face à l'avenir incertain des prochains grands événements culturels cet été, les structures publics ont déjà assuré de leur soutien certains festival, comme Jazz à Vienne. Mais d'autres événements pourraient voir leur avenir compromis.

Benjamin Rieth