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Etudiant immolé: cours annulés à l'université de Nantes à la suite de blocage de manifestants

Rassemblement d'étudiants à Lyon devant un  campus du CROUS, le 12 novembre 2019, après qu'un étudiant de 22 ans se soit immolé

Rassemblement d'étudiants à Lyon devant un campus du CROUS, le 12 novembre 2019, après qu'un étudiant de 22 ans se soit immolé - Philippe Desmazes / AFP

Après le blocage de l'université de Nantes par des manifestants, les cours sont annulés ce vendredi. Les manifestants bloquaient pour "en finir avec la précarité", une semaine après qu'un étudiant de 22 ans se soit immolé devant le restaurant universitaire du CROUS de Lyon.

L'université de Nantes a demandé vendredi aux étudiants de "ne pas se présenter sur le campus Tertre" vendredi en raison de blocages réalisés par des manifestants souhaitant "en finir avec la précarité".

"Suite au blocage mis en place ce matin par plusieurs dizaines de manifestants, les cours ne peuvent se tenir ce vendredi 15 novembre, dans les bâtiments suivants: Nouveau Tertre, Censive, Igarun, Faculté des langues et cultures étrangères, Faculté de Droit, IAE. Les étudiants sont invités à ne pas se présenter sur le campus aujourd'hui", indique l'université sur son compte Twitter.

"Entre 150 et 300" étudiants étaient présents "pour témoigner et porter des revendications afin d'en finir avec la précarité (...) une semaine après l'immolation par le feu du camarade lyonnais devant un Crous", selon le compte Facebook "Université de Nantes en lutte".

L'étudiant se serait immolé en raison de sa précarité

Un étudiant de 22 ans, qui s'est immolé devant un restaurant universitaire de Lyon le 8 novembre, est toujours entre la vie et la mort à l'hôpital. En difficulté financière - il avait perdu sa bourse en "triplant" sa deuxième année de licence à l'université Lyon 2 -, le jeune homme avait expliqué son geste dans un message où il alertait sur la précarité étudiante. En début de semaine, ce drame a provoqué des mobilisations parfois ponctuées d'incidents sur des campus à Paris, Lyon où Lille.

J. G. avec AFP