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Etudiant immolé à Lyon: des rassemblements prévus devant les Crous

Vendredi après-midi, un étudiant a été grièvement brûlé à Lyon après s'être immolé en pleine rue devant un bâtiment du Crous.

Le geste désespéré de l'étudiant qui s'est immolé vendredi a engendré une vague de colère. Plusieurs rassemblements sont prévus ce mardi devant les Crous et sur les lieux d'étude à l'appel des syndicats Solidaires Etudiant-e-s et l'Union syndicale Solidaires. 

"Conditions de vie déplorables"

Déjà vingt-cinq rassemblements ont été annoncés à travers le pays, notamment Paris, Brest ou Amiens. A Lyon, le rendez-vous est donné à 10h, devant le siège social du Crous, dans le 7e arrondissement, là où l'étudiant s'est mis le feu. 

Dans son communiqué, les syndicats dénoncent la précarité et "les conditions de vie déplorables" des étudiants. "Les études coûtent chaque année plus cher (...) Les moyens déployés pour les étudiant-e-s sont dérisoires par rapport aux besoins et au coût de la vie", écrivent les syndicats. 

"Un acte politique", selon sa compagne

Dans une lettre publiée sur les réseaux sociaux, l'étudiant avait évoqué ses difficultés financières et justifié son geste par des revendications politiques, accusant notamment "Macron, Hollande, Sarkozy et l'UE" de "[l'avoir] tué".

"Luttons contre la montée du fascisme, qui ne fait que nous diviser, et du libéralisme, qui créé des inégalités. [...] Mon dernier souhait, c'est aussi que mes camarades continuent de lutter pour en finir définitivement avec tout ça", souligne-t-il dans ce texte.

Sa petite amie, prévenue du geste de son compagnon par un sms, avait alerté les services de secours. "C'est un acte politique et symbolique pour montrer toute la précarité qu'on subit", a-t-elle confirmé au micro de BFMTV. 

"Il n'avait plus accès à son logement étudiant à tarif préférentiel au Crous. Il a demandé rendez-vous aux assistantes sociales le 5 septembre. On lui a refusé l'aide ponctuelle", ajoute-t-elle.

Le jeune homme, brûlé à 90%, se trouvait ce week-end "entre la vie et la mort" au Centre des brûlés de l'hôpital Edouard Herriot de Lyon. 

Benjamin Rieth avec AFP