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Et si les femmes s'arrêtaient de travailler dans le reste du monde?

Dans cette usine japonaise, les femmes sont beaucoup moins bien payées que les hommes.

Dans cette usine japonaise, les femmes sont beaucoup moins bien payées que les hommes. - KAZUHIRO NOGI / AFP

CARTE - Le collectif féministe Les Glorieuses appelle les femmes à arrêter de travailler ce vendredi 3 novembre, jour symbolique où les salariées travaillent bénévolement par rapport à leurs collègues masculins. Cette initiative pourrait être reproduite ailleurs en Europe: l'égalité des salaires est encore loin d'être atteinte. Où en sont les autres membres de l'Union européenne?

À partir de ce vendredi 11h44, les femmes françaises salariées travaillent bénévolement, compte tenu de l'écart salarial qui les sépare de leurs collègues masculins. Avec une rémunération 15,8% moins élevée que celle des hommes en 2015, selon les dernières estimations d'Eurostat, elles perdent ainsi presque deux mois de salaire. Pour rattraper cette inégalité, le collectif féministe Les Glorieuses a appelé les salariées à quitter leur bureau ou leur usine. 

La situation s'est légèrement dégradée en un an: le point de rupture tombait 1.5 jour plus tard en 2016. Pourtant, à l'échelle européenne, l'écart de rémunération entre les deux sexes a légèrement diminué: il était de 16.7% en 2014 contre 16.3% en 2014. Les Islandaises

La carte ci-dessous compare les écarts salariaux entre hommes et femmes dans l'Union européenne. Cliquez ici pour la voir en grand.

La championne européenne des inégalités hommes/femmes est l'Estonie, où la disparité salariale atteint 26.9%. Dans notre système, les Estoniennes arrêteraient ainsi de travailler le 22 septembre si elles étaient payées comme leurs homologues masculins. En deuxième position, on trouve un autre pays de l'Est, la République Tchèque, avec 22,5% d'écart de salaires entre les sexes.

A l'autre extrémité, on retrouve l'Italie et le Luxembourg, avec seulement 5,5% d'écart salarial moyen. Les femmes peuvent ainsi tenir jusqu'en décembre avant de travailler bénévolement. 

Emeline Gaube