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Société

Environ 800 personnes attendent le chef de la diplomatie turque à Metz

Le ministre des Affaires étrangères turc, Mevlut Cavusoglu, ce 12 mars à Metz

Le ministre des Affaires étrangères turc, Mevlut Cavusoglu, ce 12 mars à Metz - Jean-Christophe Verhaegen - AFP

Refoulé des Pays-Bas, samedi, le chef de la diplomatie turque Mevlut Cavusoglu était ce dimanche à Metz.

C'est une crise diplomatique qui n'en finit pas. Empêché samedi matin d'atterrir aux Pays-Bas, l'avion du chef de la diplomatie turque Mevlut Cavusoglu s'est posé dans la soirée à Metz. 

A l'invitation d'une association pro-turque locale, il a tenu un meeting politique ce dimanche après-midi devant environ 1.000 personnes. Au total, l'Union des démocrates turcs européens section Lorraine (UETD) espérait un millier de personnes. 

Mevlut Cavusoglu vient plaider pour l'adoption du projet de révision constitutionnelle renforçant les pouvoirs du président turc, qui sera soumis à référendum le 16 avril.

Tensions diplomatiques entre Ankara et La Haye

Ce rassemblement, prévu depuis plusieurs semaines, suscite un intérêt médiatique inattendu depuis samedi avec la crise qui secoue les relations diplomatiques entre Ankara et La Haye.

"L'événement a pris une autre dimension depuis hier, depuis ce qui se passe en Hollande", a commenté Saban Kiper, vice-président d'une fédération associative turque, le Conseil pour l'égalité, la justice et la paix (Cojep).

"La France a adopté une attitude plus sereine que les Pays-Bas, dans un cadre démocratique", s'est-il réjoui, disant être venu assister à la "rencontre d'un ministre qui vient voir des expatriés".

La communauté turque compte 700.000 personnes

La communauté turque en France est forte d'environ 700.000 personnes, dont 160.000 dans le Grand Est. 70.000 sont inscrites sur les listes électorales, dont 60% font traditionnellement usage de leur droit de vote.

"C'est un meeting politique. Nous sommes en campagne électorale en France", a affirmé Saban Kiper. "Tout ce qui se passe dans un cadre démocratique, qui ne présente pas de menace de trouble à l'ordre public, est autorisé. Je ne vois pas pourquoi on interdirait ce genre de meetings", a-t-il ajouté.

E. H. avec AFP