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Elle découvre sa photo dans un magasin de pompes funèbres

La journaliste a raconté sa mésaventure sur son blog jeudi.

La journaliste a raconté sa mésaventure sur son blog jeudi. - Capture d'écran blog Rue89 - Montage BFMTV.com

La photo avait été récupérée sur Internet puis utilisée depuis un an et demi par une entreprise lorraine, peu scrupuleuse sur le droit à l'image.

Une journaliste franco-américaine a eu la désagréable surprise de découvrir que sa photo servait à vanter un produit pour pompes funèbres, à cause de la légèreté d'une micro-société lorraine visiblement peu regardante sur le droit à l'image.

Sur son blog "American Miroir" hébergé par Rue89, Hélène Crié-Wiesner raconte avec humour comment elle a découvert début octobre une reproduction de son portrait, incrustée dans un petit cube transparent à poser sur les tombes, dans la vitrine d'un magasin de pompes funèbres, à Paris. Avec une inscription en dessous : "Brigitte Martin 1959-2009".

"C'est la photo qui illustrait mon ancien blog, ce n'était pas une photo qui se baladait sur Internet, elle était strictement intégrée sur une page publiée par Rue89", explique-t-elle. Passé le moment du choc puis prise d'une "colère noire", la journaliste découvre que l'objet-souvenir a été réalisé sur commande par une société installée en Moselle, BLM Distribution.

"On cherchait un visage sympathique"

"On était une jeune société en création. On a cherché sur Internet une photo avec un visage sympathique, sans savoir si cette photo était libre de droit. On a supposé que oui. On a utilisé cette photo pendant un an et demi. On ne voulait pas vous porter atteinte", s'est justifié le responsable de l'entreprise dans un message sur le répondeur d'Hélène Crié-Wiesner, qu'elle a retranscrit sur son blog.

"J'imagine que de voir la photo de sa femme ou de sa mère dans un cube funéraire ça ne fait pas très plaisir, alors ils se sont dit 'mieux vaut que ça soit quelqu'un que l'on ne connaît pas'", raconte-t-elle avec acidité. La journaliste dit cependant n'avoir "pas particulièrement envie" d'entamer des procédures judiciaires. Elle aimerait surtout avoir des explications et savoir si d'autres cubes à son effigie continuent de circuler ou non dans des magasins funéraires en France.

"C'est une tempête dans un verre d'eau", a estimé l'un des dirigeants de la petite entreprise. Le produit témoin a été distribué "dans quelques magasins, de manière assez confidentielle", selon lui. "Mais notre produit n'a pas marché, et aujourd'hui notre société est en train de déposer le bilan", a-t-il ajouté. Toute photo présente sur internet n'est pas nécessairement libre de droits. En France le délit d'usurpation d'identité numérique est passible d'un an d'emprisonnement et de 15.000 euros.

A. G. avec AFP