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Vacances et temps pourri ne font pas bon ménage

Dans le Sud-Ouest, certains hôteliers-restaurateurs subissent une baisse de 10 à 15% de leur chiffre d'affaires à cause du mauvais temps.

Dans le Sud-Ouest, certains hôteliers-restaurateurs subissent une baisse de 10 à 15% de leur chiffre d'affaires à cause du mauvais temps. - -

Depuis plusieurs semaines, la météo, malgré le printemps, ne semble pas vouloir sortir de l’hiver. Des températures de 5 degrés, des averses quasi quotidiennes... pour les professionnels du tourisme, c’est une catastrophe.

Il pleut, il fait froid et pourtant nous sommes bien au printemps. Depuis plusieurs semaines, la météo n'épargne pas le secteur du tourisme, de l'hôtellerie-restauration ou encore ceux de l’habillement. Avec les vacances scolaires, dans le Sud-Ouest, les professionnels du tourisme comptaient beaucoup sur le soleil et la chaleur pour refaire leur trésorerie qui a fondu comme à son habitude pendant les mois les plus frais de l’année. Peine perdue : pas le moindre rayon de soleil au cours des quinze derniers jours. Et avec les nuages, les touristes préfèrent rester chez eux.

« Je n’ai jamais vu ça »

« Sur le département on est à moins 10, moins 15% de chiffre d’affaires dans la restauration, constate avec amertume Patrick Capouenne président départemental de l’Union des Métiers de l’Industrie Hôtelière (UMIH). Et dans l’hôtellerie, c’est pareil, dit-il. Depuis le 1er janvier on a entre 12 et 15% de réservations en moins dans les chambres d’hôtes et dans les gîtes. On attendait bien sûr avec impatience ces vacances de Pâques, mais les cloches ne nous ont amené que de la pluie. Depuis que je suis à Caussade (la capitale mondiale du chapeau, dans le Tarn-et-Garonne - ndlr), je n’ai jamais vu ça ».

« On s’attend à voir le soleil mais on n’a que la pluie »

Franck vit à Montauban dans le Tarn et Garonne. Il n’en peut plus de cet hiver à rallonge et de ces pluies à répétitions. « Au quotidien, on s’attend à voir du soleil, à marcher sans avoir plein de boue sur les chaussures. On s’attend à profiter du climat pour lequel on aime cette région, explique-t-il. Malheureusement c’est le vent, la pluie, le froid. Et je crois surtout que le premier agriculteur qui nous parlera de nappes phréatiques trop basses et d’impôt sècheresse, sera pendu haut et court au premier lampadaire ».

Tugdual de Dieuleveult avec JW. Forquès