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Une enquête ouverte après des soupçons de fuites au bac S

Des lycéens pendant une épreuve du bac en 2016. (Photo d'illustration)

Des lycéens pendant une épreuve du bac en 2016. (Photo d'illustration) - Frédérick Florin - AFP

Les sujets de travaux pratiques de SVT et physique-chimie, sur lesquels les lycéens de la filière S ont planché, et leurs corrigés auraient fuité sur Internet quelques jours avant les épreuves.

Les sujets d’une épreuve de bac de physique-chimie et de SVT de Terminale S ont-ils fuité quelques jours avant les examens? Fin mai, plusieurs messages, apparaissant sur des groupes de révisions et des forums fréquentés par des lycéens, redirigent vers une page Facebook qui propose de fournir aux élèves leur sujet d’E.C.E (évaluation des compétences expérimentales), une épreuve de physique-chimie et SVT comptant pour quatre points, ainsi que leur corrigé.

"Nous vous assurons à 100% d’avoir le vôtre", promettent ceux qui tiennent la page, moyennant une rétribution de 20 euros. Xavier Andréani, professeur de mathématiques et administrateur du forum TI-Planet, contacte un des internautes derrière les messages et finit par avoir accès au contenu des 20 sujets diffusés.

"Les énoncés avaient le bon format, le bon en-tête. Ils ne correspondent pas aux épreuves des années précédentes et je n’ai trouvé aucune trace du texte sur Google. Je pense que l’on est face à une véritable fuite", assure-t-il à un blog du Monde.

3% de la note finale

Quelques jours plus tard, les élèves commencent à passer l’épreuve concernée. Surprise, les sujets qu’ils postent en ligne après leur épreuve semblent identiques à ceux qui ont été diffusés, assurent Xavier Andréani ainsi que d’autres lycéens.

Contacté par le Figaro Etudiant, le ministère de l’Education nationale rapporte qu’une enquête a été ouverte pour faire lumière sur l’incident, tout en précisant que "l’E.C.E ne représente que 3,16% de la note finale" et que les sujets sont de toute manière "amenés à être modifiés en fonction du matériel de l’établissement".

Le ministère évoque par ailleurs au Monde la possibilité de "mettre en place une banque annuelle de sujets nationaux, qui seront rendus publics", pour éviter ce genre de situation à l’avenir.

Les contrevenants s’exposent à 9000 euros d’amende et trois ans de prison.

Liv Audigane