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Toulouse: des profs en grève vendredi pour le pont de l’Ascension

Image d'illustration.

Image d'illustration. - Thomas Samson - AFP

Le syndicat SNUIPP a déposé un préavis de grève pour vendredi, jour qui doit être travaillé dans l’Académie de Toulouse. En cause: la décision de la rectrice de ne pas accorder le pont de l’Ascension aux professeurs.

Ils vont pouvoir ne pas se lever vendredi, et profiter d’un long week-end. Des professeurs seront en grève ce vendredi 15 mai dans l’Académie de Toulouse: le syndicat SNUIPP a en effet déposé un préavis de grève pour protester contre la décision de la rectrice de ne pas leur accorder le pont de l’Ascension.

Contrairement à 2014, la rectrice de l'académie de Toulouse Hélène Bernard a décidé que le vendredi qui suit ce jeudi férié serait travaillé, et a prévenu les chefs d'établissements et directeurs d'école de sa décision par courrier le 20 janvier 2015, selon France 3 Midi-Pyrénées. Mais certains enseignants auraient compris en début d’année scolaire que le jour serait vaqué.

Un préavis "pour couvrir les collègues"

Le secrétaire départemental du SNUIPP de Haute-Garonne, Patrice Soulié, indique clairement que le préavis de grève a été déposé pour protester contre cette annonce tardive de la rectrice et "couvrir ces collègues" qui croyaient faire le pont. "C’est par rapport au cafouillage de la rectrice qui annonce en octobre aux collègues qu’ils rattraperont le vendredi de l’Ascension avec deux mercredis après-midi. Et qui trois mois plus tard fait le contraire, leur annonce qu’ils travailleront le vendredi après-midi. Entre-temps, nos collègues réservent les locations, voyages… Et là ils se retrouvent coincés. Donc on a déposé un préavis de grève pour couvrir ces collègues", a-t-il expliqué ce jeudi matin sur RTL.

"Les collègues, ils n’ont pas le choix, c’est ça où ils sont en absence injustifiée du travail, avec des risques de sanctions," a-t-il ajouté au micro de la radio. "Moi je n’ai pas d’états d’âme sur cette affaire là. On ne peut pas nous accepter qu’on nous dise une chose une fois, et une autre chose quelques mois plus tard. C’est pour ça que l’on fait grève aussi."

V.R.