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Rythmes scolaires: Delanoë promet de revoir sa copie

Bertrand Delanoë, le 2 octobre 2013, à Rabat au Maroc.

Bertrand Delanoë, le 2 octobre 2013, à Rabat au Maroc. - -

Le maire PS de Paris Bertrand Delanoë, sous le feu des critiques de son opposition à propos de la réforme des rythmes scolaires, s'est engagé lundi à améliorer son application dans la capitale.

"Nous allons mettre toute notre énergie pour que ce qui doit être amélioré le soit", a déclaré Bertrand Delanoë, lundi matin, en conclusion d'un vif débat au Conseil de Paris, où l'opposition UMP, centriste, et les élus du Front de gauche ont dénoncé l'"échec" de la réforme Peillon.

Appliquée à Paris, comme dans 17% des communes de France, depuis la rentrée 2013, la réforme des rythmes scolaires essuie de nombreuses critiques émanant des parents d'élèves, des enseignants et de la droite. "Enfants pris en otage", "cobayes", "manque d'information des parents sur les ateliers", "pas de transparence sur les choix des animateurs": les conseillers UMP comme Jean-Baptiste Menguy n'ont pas été avares de critiques.

Les élus FG (communistes et du Parti de gauche), par la voix d'Emmanuelle Becker, ont rappelé leur opposition à une application dès 2013, souhaitant davantage de concertation avec les enseignants, et ont déploré "un passage en force qui met l'école sens dessus dessous".

Bertrand Delanoë s'est engagé à améliorer l'application de la réforme sur plusieurs points.

> Plus de communication avec les parents

Dans les écoles parisiennes, un "carnet de liaison" permettant par exemple que l'absence d'un enfant soit communiquée à la bonne personne -enseignant ou animateur d'une activité périscolaire- va être mis en place au retour des vacances de Toussaint.

Entre les parents et l'école, "en effet le dialogue et l'information n'ont pas été suffisants", a reconnu Colombe Brossel, adjointe au maire chargée de la vie scolaire.

> Un focus sur la maternelle

D'autre part, "une évaluation" du dispositif en vigueur en maternelle va être menée par un organisme indépendant, avec des propositions à remettre d'ici au 31 décembre. Selon Colombe Brossel, "le focus sera mis principalement sur la petite section" de maternelle, où le suivi des activités périscolaires du mardi après-midi et du vendredi après-midi perturbe parfois la sieste.

La fatigue et la perte de repères des enfants de maternelle avec la semaine de quatre jours et demi ont compté parmi les critiques les plus récurrentes, reprises par la droite parisienne à moins de six mois des municipales.

M. R. avec AFP