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Plusieurs milliers de bacheliers toujours en attente d'affectation à l'université

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- - Martin BUREAU / AFP

Si un peu plus de 30.000 bacheliers sans affectation à l'université ont trouvé une place à l'issue de la troisième vague de réponses de la plateforme d'admission post-bac, il en reste encore plusieurs milliers qui ne savent toujours pas où ils iront à la rentrée.

Les naufragés d'APB. C'est comme ça qu'on pourrait appeler les plusieurs milliers de bacheliers toujours sans affectation à l'université, malgré la plateforme d'admission post-bac. Ils vont devoir se tourner vers la procédure complémentaire, ouverte depuis fin juin et toujours sur la plateforme APB.

Y sont proposées des places vacantes tout au long de l'été et jusqu'au 25 septembre. Les jeunes doivent donc consulter très régulièrement APB et postuler sans attendre dès qu'une proposition les intéresse.

Le nombre de formations universitaires obligées d'afficher une liste d'attente faute de places a reculé à 92, indique cependant le ministère de l'Enseignement supérieur. On en décomptait 115 fin juin, à l'issue de la deuxième vague de réponses, un nombre record signe de l'engorgement d'"un système à bout de souffle", selon les mots de la ministre Frédérique Vidal.

Des filières en tension

Les jeunes ont désormais jusqu'au 19 juillet 14H00 pour répondre à la proposition qui leur est faite sur la plateforme.

Fin juin, il restait encore 117.000 jeunes sur listes d'attente; ils sont désormais 86.969 mi-juillet. Parmi eux, 9.726 avaient pourtant placé en premier voeu une filière non sélective, pas en tension et dans leur académie (un voeu qui aurait dû leur garantir une place).

La première vague de réponses d'APB début juin avait révélé un nombre de formations en tension (avec des demandes supérieures aux capacités d'accueil) bien plus élevé que l'année passée. Une situation qui s'explique par la hausse démographique et la volonté d'un nombre accru de bacheliers de poursuivre des études. Et par un défaut d'orientation pendant les années du lycée, selon les acteurs concernés.

IV, avec AFP