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A 14 ans, Maxime révise son bac pour devenir astrophysicien

Maxime Parra, 14 ans, s'apprête à passer le bac scientifique.

Maxime Parra, 14 ans, s'apprête à passer le bac scientifique. - -

PORTRAIT - Maxime est l’un des plus jeunes candidats au bac de France. Rencontre avec un ado bien dans ses baskets, et très bien intégré au lycée.

Maxime est l’un des plus jeunes candidats au bac de France et à 14 ans, il sait déjà qu’il veut être chercheur en astrophysique. Le jeune garçon, silhouette fluette et yeux très noirs, l’air à l’aise dans ses baskets, est scolarisé en terminale S, "spé maths".

Lui a sauté trois classes, le CP, le CM1 et la 4e, explique-t-il sans se démonter à une meute de lycéens et lycéennes curieux à la sortie du lycée Pierre-Paul Riquet, à Saint-Orens-de-Gameville, en Haute-Garonne. Résultat, il est le troisième plus jeune lycéen de France à passer son baccalauréat cette année.

Sa classe, constituée en grande majorité de filles, le prend sous son aile. De manière générale, il n’a pas eu de problèmes relationnels avec ses camarades, dit-il. Il a des amis de tous âges, des élèves de sa classe, les enfants des amis de ses parents. Quant aux filles, il a des amies "mais sans plus"...

"Crise d'adolescence intempestive"

Avec 14 de moyenne, il a eu 18 au dernier bac blanc de mathématiques. Ses parents lui ont fait passer des tests, de QI en particulier. Ils ne révèlent pas le résultat, même pas à Maxime. "C’est un enfant surdoué à haut potentiel", avec de "grosses capacités de mémorisation", se bornent-ils à dire.

Ils se défendent de lui mettre la pression. "On ne va pas s’attendre à ce qu’il ait 20 sur 20 en permanence', dit Christian Parra. Mais "on a passé une pseudo convention dans notre famille: toute note inférieure à 14 entraîne une explication". Maxime ne s’en offusque pas, "ça me permet de trouver à quel endroit ça a pêché pour réviser le tir, ça me donne une méthode de travail". L’an passé, il a fait une "crise d’adolescence intempestive", dit-il, et avait cessé de travailler, consacrant beaucoup de temps aux jeux vidéo. "Il était devenu le geek no life", se rappelle son père. Depuis, la pièce ordinateur et jeux de la maison est fermée à clé pendant la semaine.

Aujourd’hui, Maxime, qui adore aussi lire, les jeux de figurine, le badminton et l’aïkido, sait qu’il a des "ambitions dures à réaliser" et qu’il faut travailler "beaucoup". Il se destine en effet à un doctorat, voire un post-doctorat en physique et en astrophysique. "Je m’y intéresse depuis que je suis tout petit". Il est déjà très bien parti.


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A. G. avec Anne-Sophie Warmont