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Ebola: le gouvernement veut éviter une psychose en France

Marisol Touraine s'exprime ce vendredi 10 octobre après plusieurs cas suspects d'Ebola, en France, qui se sont tous révélés négatifs.

Marisol Touraine s'exprime ce vendredi 10 octobre après plusieurs cas suspects d'Ebola, en France, qui se sont tous révélés négatifs. - François Guillot - AFP

La ministre de la Santé, Marisol Touraine,  a pris la parole après la multiplication de cas suspects d'Ebola en France. "Il n'y a aucun autre malade sur notre territoire", a-t-elle notamment affirmé.

Faire toute la lumière sur la présence du virus Ebola sur notre territoire, et mettre un frein à la psychose qui, petit à petit, s’installe sur notre pays. Tel était l’objectif de la prise de parole de Marisol Touraine, ce vendredi. Tout en confirmant que la suspicion avait été levée au sujet de la patiente soignée à l’hôpital Bichat de Paris, la ministre de la Santé a dressé une liste de recommandations et de nouvelles mesures à venir pour mieux encadrer le risque d’épidémie. 

Combien de cas en France?

Jusqu’à maintenant, seule une jeune infirmière française, volontaire pour Médecins sans frontières (MSF), a été contaminée par le virus Ebola, en Afrique, avant d’être rapatriée vers l’Hexagone. Aujourd’hui totalement guérie après avoir été soignée à Saint-Mandé près de Paris, elle reste le seul cas avéré de contamination à avoir été en France.

"Aucun autre malade d'Ebola n'est pris en charge sur notre territoire", a assuré Marisol Touraine à ce titre, qui fait état de plusieurs fausses-alertes. "Depuis le début de l'épidémie, onze patients ont fait l'objet de tests biologiques visant à détecter la présence du virus Ebola", a-t-elle énuméré avant d'asséner: "Tous ont été négatifs".

Quelle communication à venir ?

L’intervention de Marisol Touraine s’est faite alors qu’une certaine psychose grimpe, en Europe. Si c’est vrai chez nos voisins espagnols après la contamination d’une membre du personnel soignant de Madrid, c’est aussi le cas en France, à Courbevoie par exemple, où des parents ont refusé de scolariser leurs enfants cette semaine.

  • "Dans le contexte que nous connaissons, avec un premier cas détecté aux Etats-Unis, où une aide-soignante a été contaminée en Espagne, tout doit être fait pour ne pas favoriser ou amplifier l'inquiétude dans notre pays," a souhaité la ministre. A ce titre, a-t-elle encore ajouté "aucune communication ne sera faite à l'avenir sur de nouvelles suspicions."

Si ce nouveaux cas sont avérés, la carte de la "transparence" sera jouée. "Si un cas devait se confirmer, je m’engage à en informer immédiatement l’opinion publique", a insisté Marisol Touraine.

Un numéro vert et des recommandations

Dès ce samedi, à 9 heures, un numéro vert va être mis en place. Son but est d’informer et prévenir le grand public. Il s’agit du 0.800.13.00.00.

La ministre de la Santé a par ailleurs mis en garde les personnes qui reviennent d’un voyage dans les zones à risques, en leur demandant de contrôler leur température pendant trois semaines.

Et dans les aéroports?

Concernant les mesures de sécurité dans les aéroports, rien n’a encore été décidé. "Un renforcement des contrôles au départ comme à l’arrivée pourrait intervenir dans les jours qui viennent", a envisagé Marisol Touraine.

  • Tout en martelant que les déplacements dans les pays touchés et les zones à risque sont "vivement déconseillés".
Jé. M.