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Dix-neuf ans après, un mégot de cigarette permet d'identifier un meurtrier présumé

Un mégot de cigarette (Illustration)

Un mégot de cigarette (Illustration) - AFP

L'enquête avait été rouverte en 2019 par le plateau d'investigation "Cold Case" de la gendarmerie. De l'ADN a été découvert sur un mégot de cigarette.

Un quinquagénaire déjà connu de la justice a été mis en examen à Valence pour le meurtre d'une femme de 55 ans, après la découverte de son ADN sur un mégot de cigarette, 19 ans après les faits, a-t-on appris ce samedi de source judiciaire.

L'homme, sur lequel aucun autre détail n'a été donné, est "très défavorablement connu de la justice", a précisé le procureur de la République de Valence, Alex Perrin. Agé de 36 ans au moment des faits, il a été interpellé mercredi avant de "reconnaître partiellement les faits" et d'être mis en examen deux jours plus tard pour "meurtre précédé, accompagné ou suivi d'un autre crime" puis placé en détention provisoire, indique le procureur dans un communiqué.

Son ADN a été retrouvé sur un mégot de cigarette découvert sur la scène de crime, ainsi que sur le tee-shirt de la victime, Chantal de Chillou de Saint Albert, une femme âgée de 55 ans et alors domiciliée à Allauch, dans la banlieue de Marseille. Son corps avait été découvert sur un chemin en bordure de l'Isère, à Chatuzange-le-Goubet, dans la Drôme, le 2 août 2001. L'affaire était restée irrésolue malgré de nombreuses années de recherches, et l'enquête avait été close en 2010.

L'enquête reprend en 2019

Le dossier avait été rouvert en 2019 par le plateau d'investigation "Cold Case" (PICC) du pôle judiciaire de la gendarmerie nationale à Pontoise, unité de recherches spécialisée dans les affaires non élucidées détenant une capacité d'expertise dans les domaines de l'analyse, de la criminalistique, des sciences du comportement et de l'investigation. 

Cette unité avait procédé à une analyse de l'archive de la procédure et constaté, d'une part, qu'il existait des scellés anciens pouvant être confrontés aux techniques modernes de la police scientifique et, d'autre part, qu'une piste étudiée en 2002 méritait d'être approfondie.

C. S. avec AFP