BFMTV

Des rassemblements féministes organisés ce vendredi contre le nouveau gouvernement

Des féministes protestent contre la nomination de Gérald Darmanin et d'Éric Dupond-Moretti devant la Madeleine à Paris le 7 juillet 2020

Des féministes protestent contre la nomination de Gérald Darmanin et d'Éric Dupond-Moretti devant la Madeleine à Paris le 7 juillet 2020 - Thomas COEX © 2019 AFP

À Paris, la manifestation doit avoir lieu devant l'Hôtel de Ville à partir de 18 heures. D'autres rassemblements sont prévus à Marseille, Grenoble, Rennes, Angers ou encore Nantes et Caen.

Marseille, Grenoble, Rennes, Angers, Nantes... De nouveaux rassemblements féministes sont organisés ce vendredi dans plusieurs villes de France pour protester contre les nominations de Gérald Darmanin, visé par une plainte pour viol, au ministère de l'Intérieur, et d'Éric Dupond-Moretti, très critique par le passé envers le mouvement #MeToo, comme garde des Sceaux.

À Paris, les manifestants doivent se réunir devant l'Hôtel de Ville à partir de 18H00, à l'appel du comité féministe des étudiantes de l'Université de Paris-I, appuyé par le collectif #Noustoutes.

"La sécurité des femmes n'est pas une priorité"

"Trois ans après #MeToo, l'État français montre une nouvelle fois que le bien-être et la sécurité des femmes n'est pas une priorité. (...) Quel message renvoie le gouvernement français aux femmes hésitant à porter plainte pour viol?", écrivent les organisatrices sur Facebook.

"Sur la question des violences faites aux femmes, cela fait trois ans qu'on attend Emmanuel Macron", déplorait ce jeudi soir sur notre antenne Caroline De Haas, membre du collectif #NousToutes.

"Cela fait trois ans qu'il ne fait rien. Le seul message qu'il nous envoie, c'est qu'il nomme à l'Intérieur, c'est-à-dire comme chef de la police, un homme qui est visé par une enquête pour viol." Et de questionner: Au-delà des violences, n'y-a-t-il pas conflit d'intérêts?"

À Lille, où une centaine de personnes se sont déjà mobilisées mardi soir sur la place de la République pour dénoncer le "remaniement de la honte", un nouveau rendez-vous est donné sur la Grand-Place pour demander la "démission" des deux ministres.

D'autres rassemblements auront lieu dans de nombreuses villes en France, selon le recensement de #NousToutes: devant les préfectures d'Angers et de Pau, devant les hôtels de Ville de Paris, Rennes, Orléans ou encore à Besançon, Montpellier, Rouen, Lyon.

"Le droit à la présomption d'innoncene"

Dès mardi, lors de la passation de pouvoir entre Christophe Castaner et Gérald Darmanin, des féministes avaient mené plusieurs actions coups de poing, scandant "Darmanin violeur" et brandissant des pancartes "Darmanin à l'Intérieur, vous vous torchez avec nos plaintes."

Le nouveau ministre de l'Intérieur a dit jeudi "avoir le droit à la présomption d'innocence", soulignant "qu'il y a eu trois décisions de justice, deux enquêtes préliminaires ont été classées sans suite et un non lieu rendu par deux juges d'instruction".

Cyrielle Cabot avec AFP Journaliste BFMTV