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Dérapage sur les gens du voyage : Gilles Bourdouleix démissionne de l'UDI

Le député-maire UDI de Cholet, Gilles Bourdouleix.

Le député-maire UDI de Cholet, Gilles Bourdouleix. - -

Au cœur d'une polémique pour ses propos sur Hitler et les gens du voyage, le député-maire de Cholet a préféré démissionner mercredi de l'UDI, avant d'être exclu du parti de Jean-Louis Borloo. Une enquête préliminaire pour apologie de crimes contre l'humanité a été ouverte après ses propos.

Le député Gilles Bourdouleix, menacé d'exclusion de l'UDI pour ses déclarations sur Hitler et les gens du voyage, a démissionné mercredi de lui-même du parti de Jean-Louis Borloo, a annoncé à l'AFP la direction du parti. Le maire de Cholet (Maine-et-Loire) a adressé une lettre de démission qui est parvenue à l'UDI mercredi après-midi, quelques heures avant que la direction du parti centriste ne se réunisse à l'Assemblée nationale pour débattre de la question de son exclusion. Le président de l'UDI Jean-Louis Borloo avait fait savoir mardi qu'il ne pouvait pas exclure Gilles Bourdouleix mercredi comme cela était envisagé pour des raisons de procédure et qu'il proposerait dans l'immédiat sa suspension.

Gilles Bourdouleix risque cinq ans de prison et 45 000 euros d'amende

Une enquête préliminaire pour « apologie de crime contre l'humanité » a été ouverte mardi à la suite des propos du député-maire UDI de Cholet (Maine-et-Loire), qui a déclaré lors d'une altercation avec des gens du voyage que « Hitler n'en a peut-être pas tué assez ». Ce délit est passible de cinq ans de prison et de 45 000 euros d'amende. « La justice a été saisie parce que ces propos, c'est l'apologie des crimes de la Seconde Guerre mondiale, c'est l'apologie du nazisme, et dans la bouche d'un maire (...) c'est tout à fait insupportable », a déclaré mardi le ministre de l'Intérieur Manuel Valls.

Philippe Gril avec AFP