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Dédoublement des classes, école obligatoire dès 3 ans... Philippe confirme les mesures sur l'éducation

Le Premier ministre Édouard Philippe pour sa déclaration de politique générale à l'Assemblée Nationale le 12 juin 2019

Le Premier ministre Édouard Philippe pour sa déclaration de politique générale à l'Assemblée Nationale le 12 juin 2019 - BFMTV

Au cours de sa déclaration, Edouard Philippe a réaffirmé les engagements pris par son gouvernement en matière d'éducation, et assuré que ceux déjà mis en place fonctionnaient.

Le Premier ministre a prononcé ce mercredi, à l'Assemblée nationale, sa deuxième déclaration de politique générale. Il a rappelé et confirmé les engagements du président de la République et du gouvernement en matière d'éducation, de la maternelle aux études supérieures. La réduction des inégalités comme fil rouge de ces réformes éducatives a été plusieurs fois évoquée.

"La France est un des pays les plus redistributifs au monde, et pourtant un des pays ou le déterminisme social est le plus élevé", s'est lamenté Édouard Philippe.

L'Observatoire des inégalités notait dans son dernier rapport que l'origine sociale a un impact sur les enfants. Ainsi, dès le "CE2, les élèves les moins favorisés obtiennent une note moyenne de 57 sur 100 en français et de 58 en mathématiques, pendant que le quart issu des milieux les plus favorisés atteint respectivement 87 et 85".

24 élèves par classe du CP et CE1

Afin de résoudre ces disparités, Édouard Philippe a confirmé "le dédoublement des classes de CP et de CE1 des zones d’éducation prioritaire", car des classes moins chargées permettent aux élèves de mieux apprendre. Le Premier ministre rappelle que le gouvernement souhaite aller "plus loin" sur ce chemin.

Et ce, "en rendant l’école obligatoire dès trois ans, en étendant l’effort de réduction du nombre d’élèves à la grande section de maternelle, dans les zones les moins favorisées, et en limitant à 24 élèves par classe sur tout le territoire les classes de CP et de CE1". 

Cette dernière mesure faisait partie des annonces d'Emmanuel Macron lors de sa conférence de presse du 25 avril. Le président avait également déclaré qu'il n’y aurait plus de fermetures d’écoles sans l’accord du maire.

"Démocratisation de l'accès à l'enseignement supérieur"

Édouard Philippe a profité de ce discours pour vanter la réforme de Parcoursup, annonçant que ce système allait "poursuivre la démocratisation de l'accès à l'enseignement supérieur". 

"On compte déjà 30% de plus de boursiers dans les classes préparatoires parisiennes et les IUT ont admis 19% de bacheliers technologiques en plus", cette année, a-t-il assuré.

Il a également annoncé le projet "d'un nouveau service public d’accueil des enfants souffrant de handicap à l’école". Jean-Michel Blanquer, le ministre de l'Education, et Sophie Cluzel, secrétaire d'État chargée des Personnes handicapées, avaient déjà annoncé mardi plusieurs mesures en ce sens, notamment des "simplifications de démarches pour les familles" afin de rendre "l'école pleinement inclusive".

Salomé Vincendon