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Déconfinement: la réouverture se transforme en casse-tête pour les bouchons lyonnais

Dans ces établissements lyonnais où la promiscuité règne, le respect de la distanciation physique oblige les restaurateurs à revoir leurs plans.

C'est une des caractéristiques des bouchons lyonnais: la promiscuité, qui fait la convivialité de ces établissements emblématiques de la ville de Lyon. Mais avec l'épidémie de coronavirus, les restaurateurs vont devoir revoir l'organisation de leurs salles s'ils veulent pouvoir rouvrir le 2 juin prochain dans le respect des mesures de distanciation obligatoire.

Le nombre de table divisé par deux

Pour beaucoup de restaurateurs, cette mesure ressemble à un casse-tête. A la nécessité de respecter les mesures barrières s'ajoute le besoin de maintenir la bonne santé économique des établissements. Dans le bouchon du chef Julien Gautier, la distanciation physique oblige ainsi à passer de 42 à 18 couverts seulement. 

"Ici, c'est plutôt espacé pour un bouchon, mais les tables sont serrées, il y a un côté convivial. Si c'est pour quelques semaines pourquoi pas. Mais on ne pourra pas tenir comme ça, on ne va pas générer assez de chiffre d'affaires", s'inquiète le chef. 

Absence de touristes

Surtout que l'emblème de la gastronomie lyonnaise risque aussi de souffrir du manque de touristes dans la ville les prochains mois.

"Lyon est une ville qui vit, qui a un attrait touristique et économique, avec ses séminaires et ses entreprises. Si tout ça est à l'arrêt, on ne va pas vivre avec une activité locale", affirme Yann Lalle, le vice-président de l'association des bouchons lyonnais. 

En attendant la date du 2 juin prochain pour ouvrir leurs établissements et leur terrasse, plusieurs bouchons se sont lancés dans la vente de plats à emporter. 

Benjamin Rieth