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Déconfinement: des élus du littoral demandent un accès "raisonnable" aux plages

Un panneau d'interdiction d'accès en raison du confinement sur une plage d'Antibes.

Un panneau d'interdiction d'accès en raison du confinement sur une plage d'Antibes. - VALERY HACHE / AFP

Le plan de déconfinement envisagé par le gouvernement prévoit une fermeture des plages françaises jusqu'au 1er juin, à minima. Mais, dans un courrier, plusieurs maires de villes littorales réclament "un accès raisonnable" aux plages de leurs communes dès le 11 mai prochain.

Des élus de communes du littoral ont indiqué avoir demandé au gouvernement d'autoriser un accès "raisonnable" aux plages du littoral dès la sortie du confinement le 11 mai, en prenant en compte les "particularités des situations locales".

Dans un courrier daté du 27 avril, Jean-François Rapin, sénateur LR du Pas-de-Calais et président de l'Association nationale des élus du littoral (Anel), demande au Premier ministre un "calendrier cohérent" pour "organiser l'accueil des populations sur nos littoraux", alors que les plages doivent rester fermées "au moins jusqu'au 1er juin", selon le plan présenté par Edouard Philippe.

Un accès, "même limité en temps s'il le faut"

"On voit ce qui se trame: on va rouvrir telle ou telle plage en fonction du département en rouge ou vert", a déclaré Jean-François Rapin à l'AFP lundi, craignant, avec ce scénario, "une forme d'injustice terrible". "Les maires connaissent parfaitement leurs plages, savent très bien s'ils peuvent la rouvrir, notamment en lien avec le préfet (...) de façon la plus sécuritaire possible", estime-t-il. "Le principe est d'avoir, sur des plages avec une distanciation qui le permet, un accès", même "limité en temps s'il le faut", a-t-il ajouté, jugeant "ridicule que les gens puissent se balader sur la digue et pas sur la plage" aujourd'hui.

Daniel Fasquelle, député LR du Pas-de-Calais, plaide également pour une réouverture "encadrée", dès le 11 mai, avec "des horaires" et "des règles à fixer par les préfets et les maires", "comme pour les marchés".

Aucun risque de promiscuité

"On ne peut pas traiter toutes les plages de France de la même façon. Nous avons 17 km de plages entre le Touquet et Berck. A marée basse, il n'y a aucun risque de promiscuité", assure-t-il. "On ne peut pas laisser les gens aller dans les magasins, parcs, jardins, forêts et leur interdire l'accès à la plage, cela n'a pas de sens".
"Nous avons écrit à l'ensemble des élus de la Côte d'Opale et de la baie de Somme pour leur demander de co-signer avec nous une lettre au Premier ministre" en ce sens, a-t-il indiqué, après avoir recueilli, selon lui, dans un sondage 82% de réponses favorables à une réouverture des plages, sur 22.000 participations.

Ces derniers jours, de plus en plus de voix se sont élevées pour demander la réouverture des plages dans plusieurs régions, notamment en Bretagne, première région littorale en kilomètres côtiers. Une pétition adressée aux préfets de la façade atlantique a également recueilli plus de 82.000 signatures

Jeanne Bulant avec AFP