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Dassault "harcelé et racketté par une bande de voyous"

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Le sénateur UMP de l’Essonne prend publiquement la parole pour la première sur l’affaire des votes supposés achetés aux élections municipales de Corbeil-Essonne. Il accordé une longue interview au "Journal du Dimanche".

L’interview de Serge Dassault au Journal du Dimanche prend presque la forme d’une confession. Le milliardaire qui voulait s’occuper d’autrui a choisi Corbeil: ville pour laquelle il a eu "tout de suite le coup de foudre". Après 18 ans de bataille et trois tentatives, Serge Dassault devenu maire de Corbeil, commence dit-il a aider les gens à travailler.

"J’ai acheté un camion à l’un, une pizzeria à un autre des choses comme cela". Des dépenses sur ses deniers personnels et toujours déclarées. Il nie avoir acheté des voix. "Moi, je n’ai jamais donné un sous à quiconque pendant les campagnes". Cette version semble pourtant démentie dans une vidéo enregistrée dans son bureau et à son insu en l’an dernier. On y entend deux hommes lui réclamer de l’argent parce qu’ils ont fait la campagne.

Le système Dassault tourne à la violence

Serge Dassault confirme une nouvelle fois qu’il a bien versé plus de 3 millions d’euros à deux hommes, des fonds venus du Liban. "Cet argent a servi à des investissements en Algérie". Mais le système Dassault tourne à la violence. L’un de ceux qui lui réclame de l’argent est pris pour cible. "Faire croire que j’aurais pu donner l’ordre de faire tirer sur quelqu’un est une abomination".

Au début, Serge Dassault dit avoir pris avoir tout cela à la légère. Aujourd’hui, le milliardaire plaide son innocence. "Je suis victime de chantage et de racket".

Serge Dassault se dit désormais à la disposition de la justice. Quant à une possible candidature aux prochaines élections municipales en mars. L’industriel reste flou: "je ne sais pas encore, on verra".

La rédaction