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Crédit : 20% d'apport... sinon rien !

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Hausse des taux d’intérêt et conditions de plus en plus dures des banques : 20% des ménages qui pouvaient prendre un crédit immobilier il y a 2 ans... ne le peuvent plus.

21 % des ménages qui pouvaient obtenir un crédit immobilier il y a 2 ans ne le peuvent plus aujourd'hui, conséquence directe de la hausse du coût du crédit. Selon l'Observatoire Crédit Logement CSA, un crédit immobilier « coûtait » en moyenne 5,15 % au mois d'octobre, soit un retour au niveau de 2001. Les taux n'ont cessé de remonter depuis 2005, date de leur plus bas niveau (moyenne de 3,5% sur un emprunt de 25 ans à l'époque).

« 20% d'apport pour emprunter »

De plus, les banques sont de plus en plus strictes sur la mise de départ d'un crédit immobilier. Maëlle Resch, directrice communication de Empruntis.com, précise ce durcissement de l'accès au crédit : « C'est sur l'apport que les banques sont les plus regardantes. Aujourd'hui, pour faire très simple, si vous n'avez pas 10 à 20% d'apport, vous ne pourrez pas emprunter. La banque ne prêtera pas. Il faut aussi payer les frais de notaire (ndlr : l'apport en pourcentage est sur le coût global et non plus sur la seule valeur immobilière). Ce n'était pas le cas il y a encore 5 mois, c'est quelque chose qui est vraiment apparu depuis septembre. Les catégories les plus touchées, ce sont les primo-accédants. Ils n'ont pas de bien, du coup ils n'ont rien à revendre donc ils n'ont pas d'apport. en plus, ils sont plus jeunes, donc n'ont pas réussi à mettre de côté ».

Maëlle Resch annonce cependant une baisse prochaine des prix immobiliers qui permettra à ces ménages d'avoir de nouveau accès au crédit : « Il y a quand même une petite note positive, car on attend pour l'année prochaine une baisse des prix de l'immobilier de 10%. Cette baisse équivaut à une baisse des taux d'intérêt de 1,30 point. Donc les gens qui ne peuvent plus emprunter aujourd'hui, pourront le faire dans un an ».

Un « baromètre du crédit »

Christine Lagarde a indiqué qu'un « baromètre du crédit » allait être rendu public chaque mois. Ce baromètre indiquera, réseau par réseau, banque par banque, l'ensemble des crédits consentis aux différents agents économiques. Aidées par l'Etat dans cette crise financière, les banques françaises ont promis de faire progresser le montant de leurs crédits aux particuliers et aux entreprises de 3 à 4% d'ici un an.

La rédaction et Yannick Olland