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Crash du Rio-Paris: un ultime rapport pointe une erreur de pilotage

Les débris du vol Air France - Image d'illustration

Les débris du vol Air France - Image d'illustration - HO / BRAZILIAN NAVY / AFP

Le commandant de bord s'était absenté du poste de pilotage au moment de l'incident.

Près de dix ans après le crash du vol 447 d’Air France qui, le 1er juin 2009 reliait Rio de Janeiro à Paris, avait coûté la vie à 228 personnes, un ultime rapport d’expertise judiciaire rendu le 24 septembre a livré ses conclusions. Comme le souligne Le Parisien qui a pu consulter le document, ce sont les erreurs de membres de l’équipage qui sont ici principalement pointées du doigt. Ces derniers auraient en effet eu "des actions inadaptées" à la "perte de contrôle" de l’appareil, causant son décrochage.

Toujours selon le rapport, le givrage des sondes Pitot de l’appareil aurait provoqué "des indications de vitesse erronées" ayant entraîné le décrochage de l’avion. Cette avarie est, selon les experts, "la cause directe de l’accident et de la perte de contrôle de la trajectoire de l’appareil par l’équipage de conduite."

Au moment des faits, l’enquête a pu prouver que le commandant de bord s’était absenté, sans avoir laissé de consignes.

Les manquements d'Air France

En revanche, si pour le quotidien francilien la responsabilité d’Air France, mis en examen dans ce dossier, est minimisée, elle existe pourtant bien. Dans ce document, il est pointé du doigt de "nombreux manquements imputables" à la compagnie. Ainsi, les équipages auraient été insuffisamment entraînés au "pilotage à haute altitude" et au "traitement opérationnel des incidents d’indications de vitesses erronées."

Toujours contactée par Le Parisien, Danièle Lamy, présidente d’Entraide et Solidarité et mère d'une victime souligne quant à elle que "les réactions de l’équipage auraient été adaptées si tout avait bien fonctionné!" et dénonce les contradictions des différents rapports rendus depuis la tragédie. Cette dernière espère "un débat judiciaire." "Un procès", au cours duquel "les experts du second collège pourraient être interrogés par les parties civiles.

Hugo Septier