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Crack: le ras-le-bol des habitants du quartier de Stalingrad

Depuis quelques temps, le quartier de Stalingrad fait face à une recrudescence de la présence de toxicomanes. Dans le quartier, les habitants font part de leur ras-le-bol face à l'inaction des pouvoirs publics.

Deux jours après l'agression au couteau durant laquelle 7 personnes ont été blessées dans le quartier de Stalingrad, la piste de l'acte d'un déséquilibré est privilégiée. L'agresseur décrit comme un toxicomane par des témoins, n'était pourtant pas sous l'emprise de drogues selon l'analyse toxicologique réalisée lors de sa garde à vue. Mais dans le quartier de Stalingrad, à proximité des lieux du drame, c'est le ras-le-bol pour les riverains, alors que les consommateurs sont de plus en plus nombreux.

"Régulièrement sur les marches de mon immeuble c’est blindé de monde qui se piquent qui sont agressifs. Tous les jours il faut dire ‘pardon’ pour pouvoir passer, c’est insupportable", explique Guy, qui habite dans le quartier.

Insécurité grandissante

Autour de la place Stalingrad, dans les rues adjacentes et sur les quais de Seine, l'insécurité est partout et les pouvoirs publics absents, déplore une Marie, une autre habitante du quartier:

"J’ai déjà été agressée. J’ai changé de parcours pour ne plus avoir à traverser tous les matins le groupe de junkies qui me fait peur. Les riverains ont écrit des pétitions mais rien n’est fait", témoigne Marie.

"Non-assistance à quartier en danger"

Les parents de l’arrondissement révèlent avoir peur d’amener leurs enfants à l’école "Le maire que je suis ne peut pas entendre ça sans que le ministre de l’intérieur ne déploie sans attendre tous les moyens utiles. On n’est pas très loin de la non-assistance à quartier en danger", explique François Dagnaud le maire du 19e qui aimerait voir des policiers en permanence sur les lieux sensibles.

La garde à vue de l'agresseur, un afghan d'une trentaine d'années, a été prolongée lundi soir. Interpellé par des policiers de la Brigade anti-criminalité dimanche soir, il avait été transporté à l'hôpital après avoir été maîtrisé par des passants.

Guillaume Dussourt avec Jean-Baptiste Bourgeon