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Confinement: le plan de la région Auvergne-Rhône-Alpes pour aider les victimes de violences conjugales

Chiffré à trois millions d'euros, ce plan doit permettre de financer des logements destinés à accueillir les femmes victimes de violences conjugales.

C'est l'une des conséquences néfastes mais prévisibles du confinement: les chiffres des violences conjugales ont bondi depuis l'entrée en vigueur de la mesure, le 17 mars. La semaine dernière, le ministre de l'Intérieur estimait cette hausse autour de 30%. Face à l'urgence, la région Auvergne-Rhône-Alpes a déclenché un plan pour venir en aide aux femmes victimes de violences conjugales.

Ce plan, chiffré à trois millions d'euros, doit permettre de financer des logements destinés à accueillir ces femmes. Au total, 60 logements meublés ont ainsi été mis à disposition, dont 10 à Lyon.

"Rassurer ces femmes"

En plus des logements, "nous nous engageons à payer les loyers et à fournir une aide alimentaire pour faire en sorte que les besoins de première nécessité soient garantis pendant cette période de confinement", souligne Samy Kefi-Jérôme, vice-président de la région et délégué à la politique de la famille. Il est à l'origine de ce plan d'urgence.

"L'objectif est de rassurer ces femmes", précise l'intéressé. "C'est déjà un acte très complexe et très courageux de quitter son foyer lorsqu'on est victime de violence. En période de confinement, c'est difficile de se projeter et de se dire 'Où est-ce que je vais atterrir et comment je vais subvenir à mes besoins ?'".

1500 places réquisitionnées dans des internats

"Les tensions peuvent être exacerbées par le confinement, poursuit Samy Kefi-Jérôme. Le danger perdure et se trouve aggravé par l'absence de contacts. Souvent ces femmes avaient la possibilité sur leur lieu de travail, de discuter avec d'autres personnes, de pouvoir se signaler, de pouvoir alerter."

En parallèle, 1500 places d'internat vont également être réquisitionnées par le préfet pour venir en aide aux victimes de violences conjugales. Le président de la région, Laurent Wauquiez, plaide pour la mise en place d'un dispositif d'aide consistant en l'envoi d'un SMS d'alerte.

Florian Bouhot