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Comment Chantal Sébire s’est-elle procuré le barbiturique ?

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Une enquête est ouverte pour savoir dans quelles conditions Chantal Sébire a pu obtenir un barbiturique. Différentes pistes sont évoquées.

En France, le Pentobarbital n'est plus utilisé en médecine humaine depuis des années. En revanche, il est commercialisé comme médicament vétérinaire, pour euthanasier les animaux. Une enquête est actuellement en cours pour déterminer dans quelles conditions Chantal Sébire a pu se procurer ce produit, que l'on ne peut pas trouver en pharmacie. L'a-t-elle obtenu par ses propres moyens ? Ou a-t-elle bénéficier d'une aide ? Le procureur va faire toute une série de vérifications pour savoir, par exemple, si on peut se procurer ce produit sur Internet.

Pour le docteur Maryvonne Ayec, médecin au centre anti poison de Marseille, on peut quand même arriver à se procurer du pentobarbital en France, notamment « au près de vétérinaires, qui sont victimes de cambriolages ». Elle parle de « réseaux de détournement » et, dans le cas d'Internet, elle préfère « ne pas s'avancer » mais elle juge que « si l'on y trouve d'autres spécialités destinées à lutter contre l'impuissance ou à faire maigrir, pourquoi n'y trouverait-on pas celui-là ? ».

Les pistes belge et suisse

Le pentobarbital est aussi le produit utilisé en Belgique et en Suisse pour l'aide au suicide. Selon Bernard Senet, ancien médecin de Chantal Sébire, « elle n'a pas pu se le procurer facilement » et il évoque le fait qu'elle a « reçu des propositions des belges et des suisses » et imagine qu'elle « a finalement répondu positivement, ou même que les suisses ou les belges se sont déplacés pour lui apporter le produit directement chez elle ».

A noter que jeudi 20 mars en direct sur RMC, au lendemain de la mort de Chantal Sébire, Jacqueline Herremans, présidente de l'association belge pour le droit de mourir dans la dignité, a nié toute aide ou assistance dans la mort de Chantal Sébire.

La rédaction et Céline Pitelet