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Comment bronzer sans danger

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Bon pour le moral et pour la santé, le soleil est aussi responsable d'un nombre grandissant de cancers de la peau. Plus que jamais, les médecins appellent à la vigilance.

Après les cabines UV désormais classées cancérigènes, n'oublions pas, en ce mois d'août, les dangers des rayons du "vrai" soleil. Certes, il est agréable de s'y prélasser. C'est bon pour le moral. Et en été, beaucoup veulent rentrer de vacances tout bronzés. Mais le soleil est surtout la cause principale d'apparition des cancers cutanés. Chaque année dans le monde, plus de 2 millions de cancers de la peau sont diagnostiqués. Et entre 1980 et 2005, le nombre de mélanomes enregistrés en France a augmenté de 4,7% par an pour les hommes et de 3,4% pour les femmes. En 2005 (derniers chiffres connus) 1 140 personnes sont décédées à la suite d'un mélanome.

Voici donc les conseils de base de l'Institut national de prévention et d'éducation pour la santé (INPES), pour bronzer sans danger :

Evitez le soleil entre 12h et 16h
Des heures pendant lesquelles les rayons ultraviolets (UV) sont les plus intenses. Recherchez donc l'ombre. Et n'oubliez pas qu'à la plage, le parasol ne vous protège pas totalement, à cause de la réverbération des rayons du soleil sur le sable.

Portez T-shirt, lunettes et chapeau
Les vêtements (secs), même légers, filtrent les rayons UV et constituent la meilleure protection contre le soleil. Les lunettes de soleil (portant la norme CE) sont indispensables. Un chapeau protège les yeux, le visage, et même le cou.

Appliquez régulièrement de la crème solaire
En couche suffisante sur toutes les parties du corps non couvertes par des vêtements (indice 30 minimum), toutes les 2 heures et après chaque baignade.

Protégez encore plus vos enfants
Les bébés ne doivent jamais être exposés au soleil. Enfants et adolescents doivent particulièrement se protéger, leur peau et leurs yeux étant plus sensibles aux rayons UV.

« Continuer à être extrêmement vigilants »

Malgré la prévention, le nombre de malades continuent d'augmenter. Le mot d'ordre est donc toujours la vigilance, comme l'explique le docteur Claudine Blanchet-Bardon, vice-présidente du syndicat national des dermatologues-vénérologues : « Avant de produire un cancer, il se passe un certain nombre d'années. Nous récoltons donc maintenant les imprudences de ce qui s'est passé en fait depuis 20 ou 30 ans. Le bon usage du soleil s'est installé il y a une dizaine ou une quinzaine d'années. Il va falloir maintenant attendre pour voir si notre politique de prévention va porter ses fruits, mais ce sera peut-être dans plusieurs années. Il faut continuer à être extrêmement vigilants. »
Certains médecins préconisent même d'utiliser des messages plus agressifs. A l'instar de ce qui se fait pour la prévention routière ou le tabagisme, avec des images choquantes de patients ayant nécessité des chirurgies reconstructrices au niveau du visage.

La rédaction, avec Nicolas Pinault