BFMTV

Coca-Cola investit des stations du métro parisien et déclenche une polémique

Les espaces publicitaires de plusieurs quais du métro parisien ont été recouverts par la célèbre marque américaine. Une campagne loin de plaire aux usagers.

C’est une campagne loin de faire l’unanimité. Dans certaines stations de métro de Paris, la marque Coca-Cola s’est approprié tous les espaces publicitaires pour promouvoir ses bouteilles à l’effigie des quartiers de la capitale. Ainsi, les quais des stations Opéra, République, Montparnasse et Pigalle ont été recouverts de rouge.

Seulement voilà, cette campagne publicitaire n’est pas au goût de tout le monde. Sur Twitter, Danielle Simonnet, coordinatrice du Parti de gauche, a estimé que "l’envahissement publicitaire de la station de métro République par Coca-Cola" était "tout un symbole". Un internaute affirme de son côté que "Coca racole à Opéra". Un Parisien se montre même plus véhément en indiquant que cette campagne pousse à rendre "les gosses obèses et idiots".

Des publicités en surface

Mais la célèbre marque américaine ne s’est pas arrêté là puisqu’elle a également profité de cette nouvelle campagne publicitaire pour s’afficher en surface, notamment dans le 9e arrondissement de Paris. Une pratique qui ne passe pas auprès de nombreux riverains.

Wilfried, un artiste vivant à Montmartre, assure même que son célèbre graff "L’amour court les rues", que l’on peut croiser à plusieurs endroits de la capitale et notamment dans le 18e arrondissement, a été plagié par Coca-Cola qui l’aurait transformé en "L’amour court les boulevards" dans le 9e:

"J’ai l’impression qu’on est en train de me narguer. ‘L’amour court les rues’, c’est moi. Cela fait quatre ans que je tague les murs de Paris en partant de Montmartre. Mais là, c’est clairement du plagiat. Je trouve vraiment Coca-Cola minable parce qu’ils auraient pu contacter l’artiste […]. C’est une marque déposée. Je vends de vêtements, je fais des collaborations avec d’autres artistes", s’agace Wilfried.

"C'est de la récupération"

"C’est de la récupération. Ils ont aussi choisi leur quartier pour placarder cette pub. Ils savaient que cela allait parler aux habitants du 18e. Parce que ‘L’amour court les rues', c’est le 18e", assure une habitante de l’arrondissement.

Et un autre habitant d’ajouter: "La station Pigalle c’est tout rouge, partout. Et qu’est-ce que je vois? ‘L’amour court les boulevards’. […] Quand j’ai vu cela, je me suis dit que quelqu’un avait repris à son compte l’expression mais en remplaçant les ‘rues’ par les ‘boulevards’".
P.L avec BFM Paris