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Charente: un maire veut armer ses habitants pour lutter contre l'insécurité

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Le home-jacking d'un septuagénaire à Magnac-Lavalette a entraîné une véritable psychose dans ce village pourtant tranquille. Le maire a convoqué un conseil municipal extraordinaire vendredi, pour étudier la mise en place de solutions d'auto-défense.

La perspective des élections municipales échaufferait-elle les esprits? Didier Jobit, le maire de Magnac-Lavalette, en Charente, propose l’achat groupé "de bombes lacrymogènes [à] disposition de la population" pour lutter contre l’insécurité. Didier Jobit (DVD) a convoqué un conseil municipal extraordinaire, ce vendredi, pour soumettre son dispositif "voisin vigilants", dont l’objectif est d’offrir à la population des solutions d’auto-défense.

En effet, le village situé à une vingtaine de kilomètres d’Angoulême est victime d’une véritable "psychose" depuis l’agression très violente d’un conseiller municipal. Selon Sud-Ouest, Lucien Sénillout, 72 ans, a été agressé par deux braqueurs cagoulés armés de fusils à son domicile, dimanche vers 19 heures. Alors qu'il tentait de résister, le retraité a reçu une balle en pleine gorge. Hospitalisé à l'hôpital de Girac, ses jours ne sont désormais plus comptés.

Appel au calme

Pour autant, ce fait divers a traumatisé le village. "Il y a beaucoup de personnes âgées, isolées. En tant que maire, c’est mon devoir de tout mettre en oeuvre pour les protéger" explique le maire à La Charente-Libre, pour justifier son plan musclé. "Depuis dimanche, je n’arrête pas d’entendre des habitants dire qu’ils ont sorti le fusil, l’ont nettoyé. Moi, ça ne me va pas, ça. Les fusils, c’est bien, mais pour chasser. Pas pour tirer sur des hommes".

Le procureur Patrice Camberou a lancé un appel au calme dans les colonnes du quotidien départemental: "Il faut raison garder. C’est le travail des forces de l’ordre de protéger les citoyens et de rechercher les auteurs. D’ailleurs, ces derniers mois, sur les grosses affaires, les résultats sont là". Avant de préciser que la Charente n'a connu "que" trois agressions à domicile en six mois.

C.P