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Ces aliments qui nous empoisonnent

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Les Français mangent de plus en plus vite et mal. Dans son livre « Ne mâchons pas nos maux », la journaliste Isabelle Saporta mène l'enquête sur « la face cachée des aliments ». Effrayant.

Conserves, plats cuisinés, surgelés, salades en sachets, et autres "junk food"... on trouve de tout dans un frigo de trentenaire. Isabelle Saporta le sait bien. A 32 ans, cette journaliste à Marianne et ancienne collaboratrice de Jean-Pierre Coffe sur France-Inter, dresse un « état des lieux effrayant » de la malbouffe en France, dans son livre « Ne mâchons pas nos maux : Consommons autrement pour vivre mieux » (Editions Robert Laffont). Inquiète de voir sa génération « boulot-surgelé-dodo » selon ses mots, perdre le goût des bons aliments et s'abimer la santé, Isabelle Saporta interpelle ses lecteurs : « Savez-vous seulement que des carottes râpées par l'industrie coûtent six fois plus cher que celles préparées de vos blanches mains ? Qu'un plat élaboré à base de filets mignons surgelés, trop souvent salé et gras, est trois fois plus coûteux que celui que vous auriez préparé vous-même avec des produits de meilleure qualité ? Que les alicaments et les allégés coûtent 30 % de plus que les produits courants ? Savez-vous aussi que tous ces produits ont un goût plus que médiocre et que leur efficacité reste à prouver ? »

Carottes râpées "maison" : moins cher et plus sain

Nous sommes entourés de mauvais aliments et d'incitations à les consommer. Mais une autre alimentation existe selon Isabelle Saporta, qui milite pour un retour à la cuisine "maison" : « on peut payer moins cher, en mangeant plus sainement, des produits de meilleure qualité », écrit-elle. Pour preuve : « Les carottes râpées, c'est l'exemple type du truc qu'il ne faut jamais acheter en grande surface. 2,30 euros la barquette de 200g. Soit 11,50 euros le kilo de carottes râpées, arrosées d'huiles dont on sait maintenant qu'elles sont mauvaises pour la santé (palme, copra). Alors que le kilo de carottes est en ce moment à 1,30 euro ! Un coup dans votre mixeur et vos carottes sont râpées ! Certes, il y a une petite perte de temps. Mais il n'y a pas de miracle : si vous voulez gagnez un peu de sous, il faudra perdre un peu de temps. »

Gare aux croissants surgelés !

Un autre exemple d'aliment nocif, mais difficile à éviter : les croissants, pains au chocolat et autres viennoiseries surgelées. Isabelle Saporta explique : « L'Agence Française de Sécurité Sanitaire des Aliments (AFSSA) a montré que c'était dans ces viennoiseries surgelées qu'il y avait le plus d'acides gras trans [ndlr : mauvaises graisses qui entraînent une augmentation significative du risque cardio-vasculaire et favoriseraient le cancer du sein]. Mais il n'est pas facile de ne pas en manger. Puisque pas mal d'artisans boulangers ne jouent pas le jeu et refilent des croissants surgelés. [...] Des hôtels étoilés en passant par les troquets de gare, les grandes chaînes de croissanteries et les boulangeries de quartier, tous les petits pains sont désormais faits sur le même moule, croissants à dos droit, pains au chocolat carrés fourrés d'une double chocolatine. »

La rédaction-Bourdin & Co