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Ce qu’apprendront les enfants à la rentrée 2008

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Les nouveautés des programmes scolaires des élèves de primaire en 2008 sont présentées par Xavier Darcos.

Le ministre de l'Education nationale, Xavier Darcos, a présenté ce matin la version finalisée de ses nouveaux programmes après deux mois de consultations des écoles, et un premier projet présenté en février. Objectif, recentrer l'apprentissage sur le français et les mathématiques.

Plusieurs dizaines de points ont été corrigés après propositions des professeurs des écoles. Par exemple, l'apprentissage de la lecture ne devrait plus se faire dès la grande section de maternelle, comme le premier projet le prévoyait. Les élèves n'auront plus à apprendre également le passé antérieur dès le CM1 et le CM2. Ils continueront à le faire au collège. Autre exemple, en histoire et géographie, l'idée de faire étudier aux élèves de primaire deux états de l'Union Européenne devrait être abandonnée.

Si quelques modifications sont apportées au projet initial, l'apprentissage du français et des mathématiques reste une priorité dans ce nouveau programme. La volonté du ministère de modifier les horaires ne bouge pas également. Tout comme le fait qu'il n'y aura pas d'école le samedi, et une heure de sport en plus. De nouveaux horaires qui inquiétent une partie des professeurs.

Selon Gilles Moindrot, secrétaire général du Snuipp FSU, principal syndicat du primaire, « même avec des petites modifications, ce programme sera plus lourd à la rentrée prochaine. Comment enseigner davantage de notions, alors que la durée de la semaine va être diminuée de deux heures et qu'en plus le ministère prétend augmenter l'horaire d'EPS d'une heure ? Nous craignons de voir imposés des rythmes trop rapides aux élèves, qui font qu'un certain nombre d'élèves risquent d'être fragilisés et confrontés à un échec scolaire auquel ils ne devraient pas être confrontés ».

De son côté, Xavier Darcos, ministre de l'Education Nationale, a déclaré ce matin : « Je ne renonce à rien, nous avons enrichi, nous avons progressé, nous avons avancé, et nous avons simplement été attentifs à ce que nous disaient les professeurs eux-mêmes et un certain nombre de spécialistes, voire des grands intellectuels qui avaient manifesté de l'inquiétude. Ce qui nous guide dans cette affaire, ce n'est pas de faire plaisir à untel ou untel, c'est de faire ce qui va dans l'intérêt des enfants, en particulier de ceux qui sont en échec scolaire. »

Prochaine étape pour cette réforme, un passage devant le Haut Conseil de l'Education, à la fin du mois de mai, avant validation définitive.

La rédaction et Céline Martelet