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Cantines publiques: au moins 50% de produits bio ou écologiques en 2022

De la nourriture est servie dans une cantine à Bordeaux le 13 septembre  2017

De la nourriture est servie dans une cantine à Bordeaux le 13 septembre 2017 - GEORGES GOBET, AFP/Archives

Au moins la moitié des produits utilisés dans les cantines publiques devront être issus de l'agriculture biologique ou tenir compte de la préservation de l'environnement d'ici à 2022.

Les repas dans la restauration collective publique devront comprendre, au plus tard en 2022, au moins 50% de produits issus de l'agriculture biologique ou tenant compte de la préservation de l'environnement, ont voté ce jeudi les députés en commission.

Engagement du candidat Macron

La commission des Affaires économiques de l'Assemblée, qui examine depuis mardi le projet de loi agriculture et alimentation, a adopté des amendements de l'ancienne ministre de l’Écologie Delphine Batho (PS) pour notamment inscrire ces 50% dans le texte.

"Le président de la République avait pris l'engagement devant les citoyens durant sa campagne électorale de "50% de produits bio, écologiques, ou issus de circuits courts" dans les cantines scolaires et les restaurants d’entreprise", a justifié la députée des Deux-Sèvres. Selon elle, "il n’est pas acceptable que le projet de loi réduise cet engagement à une "part significative"" et renvoie à un décret.

Bénéfique pour les agriculteurs

Les repas servis dans les cantines devront comprendre au moins 50% de produits acquis selon des modalités prenant en compte le coût du cycle de vie du produit, de produits issus de l’agriculture biologique, de ceux bénéficiant de l’écolabel pêche, et encore ceux issus d’une exploitation ayant fait l’objet d’une certification environnementale. La part fixée pour le bio est d'au moins 20% de la valeur totale.

Le projet de loi prévoit aussi que les personnes publiques concernées devront développer l’acquisition de produits issus du commerce équitable. "Un objectif ambitieux et accessible, et qui profitera à nos agriculteurs!", s'est félicité Matthieu Orphelin (LREM) sur Twitter.

Un amendement qu'il portait avec Laurence Maillart-Méhaignerie (LREM) a été aussi adopté. Il prévoit que les organismes de restauration collective publique servant plus de 100 couverts par jour en moyenne sur l’année seront tenus de présenter annuellement un plan de diversification de protéines, incluant des alternatives à base de protéines végétales aux repas qu’ils proposent.

M. F. avec AFP