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Cambriolages : le ras-le-bol des agriculteurs

Les agriculteurs sont de plus en plus victimes de vols.

Les agriculteurs sont de plus en plus victimes de vols. - -

Les exploitants agricoles sont de plus en plus victimes de vols. La FNSEA, le principal syndicat des agriculteurs réclame à Manuel Valls plus de moyens pour les protéger. Reportage dans la vallée de la Lèze dans le sud de la France.

Ils sont de plus en plus victimes de vols à répétitions dans leurs exploitations agricoles. Vols d'animaux, de récoltes, de cuivres, de matériel agricoles, de véhicules ou de gazole, rien ne leur est épargné.

La FNSEA, principal syndicat des agriculteurs, demande « de toute urgence » au ministre de l'Intérieur Manuel Valls les « moyens nécessaires » pour renforcer la surveillance des exploitations agricoles victimes « d'une recrudescence des vols » pendant l'été.

« Un manque à gagner de 20 à 30 000 euros »

Dans la vallée de la Lèze, dans le canton d'Auterive, sur la commune de Beaumont-sur-Lèze, les agriculteurs sont excédés par ces vols à répétition:

 « On m’a volé du carburant, toutes les masses des tracteurs, raconte Michel Brousse, céréalier. On m’a volé tout ce qui était ferreux. Ca a un impact financier sur l’exploitation. C’est un manque à gagner de 20 à 30 000 euros ».

Et cet agriculteur a dû débourser 5000 euros pour se protéger : « On a été obligé de mettre des caméras infrarouges pour surveiller l’exploitation et tout le matériel. Il faut que notre ministre de l’Intérieur mette encore plus de gendarmes ».

« Ne fermez pas les gendarmeries »

Car de nombreux agriculteurs de la vallée ont été victimes de vols. « Dans la vallée de la Lèze, sur 200 exploitants agricoles, 80% ont été cambriolés, 2 ou 3 fois, constate Alain Brousse, agriculteur, représentant local de la FDSEA. Il y en a ras-le-bol. Je lance un appel à M. Valls, le ministre de l’Intérieur "ne fermez pas les gendarmeries dans les campagnes, nous avons besoin de protection!". Sinon on va être obligés de s’armer et de faire des milices et ça c’est inadmissible. Pour nous, il n’est pas question de remplacer les gendarmes, M. Valls doit assurer notre sécurité ».

La rédaction avec Jean-Wilfrid Forquès