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Bloqués en pleine voie, des passagers d'un train Clermont-Paris arrivent avec plusieurs heures de retard

Un train Intercités - Image d'illustration

Un train Intercités - Image d'illustration - JEAN AYISSI / AFP

Après avoir heurté plusieurs sangliers, le train a été immobilisé par une importante panne de courant en Seine-et-Marne.

Le voyage s'est transformé en un long cauchemar. Ce lundi, jour de la Toussaint, 1200 voyageurs en provenance de Clermont-Ferrand avaient pris place dans trois trains successifs au départ de la préfecture du Puy-de-Dôme, direction Paris, qu'ils devaient atteindre dans la soirée. S'en est suivie une série d'incidents qui au final, ont provoqué des retards de plusieurs heures.

Evénements en chaîne

Tout commence avec le Corail Intercités n°5982, qui quitte Clermont-Ferrand à 17h37. Entre Gien et Briare, dans le département du Loiret, le train heurte plusieurs sangliers. Un choc violent qui provoque une première heure et demie de retard.

Puis, alors que l'appareil a pu repartir et approche de la région parisienne, une panne électrique à hauteur de Fontainebleau, en Seine-et-Marne, immobilise de nouveau les passagers.

Des événements qui provoquent une réaction en chaîne. Parti à 18h32 de la même ville, le train n°5984 est immobilisé derrière le premier Intercités, tandis que le train n°5990, parti à 19h30, s'est immobilisé en gare de Nemours avant de repartir et de définitivement se stopper à Moret-Veneux-Les-Sablons, en Seine-et-Marne.

Près de 7h de retard

A bord des trains, les passagers n'ont d'autre choix que de patienter dans une ambiance passablement calme, rapportent plusieurs voyageurs. De leur côté, les agents SNCF ne semblent pas en mesure d'informer de manière précise quant à un potentiel nouveau départ.

Comme l'explique France Bleu Pays d'Auvergne, la panne de Fontainebleau ne pouvant être réparée, la SNCF a finalement décidé d'acheminer une rame de banlieue stationnée à Melun afin de transporter les passagers. Une opération de nuit, en pleine voie, qui s'annonce périlleuse en raison d'une hauteur importante entre le marchepied et le sol.

La même manoeuvre est réalisée pour le second train et plusieurs centaines de personnes reprennent le chemin vers la capitale, où ils arrivent aux environs de 4h du matin, avec pour certains d'entre eux sept heures de retard.

Dernière embûche de la journée, le terminus s'est fait Gare de Lyon, et non pas à Bercy, comme prévu initialement. En ce qui concerne le troisième train, il a pu repartir derrière le second train de banlieue.

https://twitter.com/Hugo_Septier Hugo Septier Journaliste BFMTV