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Bientôt libres ? Tout dépend de Déby

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Le président tchadien Idriss Déby pourrait grâcier d'ici un mois les français condamnés au Tchad.

Les français de l'Arche de Zoé pourraient être graciés "d'ici un peu moins d'un mois". Des propos tenus hier soir par Idriss Déby dans une interview à nos confrères de France 24. Le président Tchadien affirme avoir lancé la procédure de grâce, mais n'a pas apporté de précision sur le volet financier de l'affaire. C'est à dire les 6,3 millions d'euros (4,12 milliards de Francs CFA) de dommages et intérêts que les condamnés doivent verser aux familles. Suivant la convention d'entraide Franco-Tchadienne, une grâce donnée par le président Déby s'appliquerait automatiquement en France.

Pour rappel, les six membres de l'association française avaient été condamnés par la justice tchadienne à huit ans de travaux forcés, une peine transformée en huit ans de prison le 28 décembre dernier en France après leur transfèrement, conformément à un accord bilatéral entre la France et le Tchad.

Olivier Desambre-Navarre, l'avocat de Dominique Aubry (pompier volontaire, l'un des six français condamnés au Tchad), accueille cette annonce avec « satisfaction », espérant que la grâce arrive « le plus rapidement possible ». Il reste cependant « prudent » car cette mesure est « par nature totalement discrétionnaire et souveraine du président » tchadien.

Pour sa part, Maître Collard, l'avocat d'Emilie Lelouch, estime que « tout cela dure depuis trop longtemps » et qu'il faut « qu'un peu de justice souffle » sur cette affaire, rappelant que les « peines ont été particulièrement sévères ». Il ne « doute pas que la grâce va intervenir ».

Dans le volet français de l'enquête, Eric Breteau, le président de l'Arche de Zoé, est toujours par ailleurs inculpé pour "aide au séjour irrégulier de mineurs étrangers en France" et "exercice illégal de l'activité d'intermédiaire en vue d'adoption", tout comme trois autres membres de l'association.

La rédaction et Fabien Crombé