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Belfort: pas assez "remercié" par une stagiaire, il l'harcèle pendant 4 mois

Le tribunal de Grande instance de Belfort, où un homme a été condamné à de la prison ferme après avoir terrorisé pendant quatre mois une jeune femme.

Le tribunal de Grande instance de Belfort, où un homme a été condamné à de la prison ferme après avoir terrorisé pendant quatre mois une jeune femme. - Sébastien Bozon - AFP

Un homme de 39 ans a été condamné à de la prison ferme après avoir terrorisé une jeune étudiante à l'aide de tags insultants, de menaces de mort et de poupées mutilées.

Après un stage en entreprise, un harcèlement. Un homme de 39 ans a été condamné, mardi à Belfort, à une peine de prison ferme pour avoir terrorisé pendant plus de quatre mois une jeune femme et ses proches avec des tags injurieux, des menaces de mort et des poupées sexuellement mutilées.

La raison? Il a estimé ne pas avoir été assez "remercié" par une étudiante, après avoir aidé cette dernière au cours d'un stage.

De la prison ferme

Le prévenu a été condamné par le tribunal correctionnel de Belfort à 18 mois de prison, dont 10 mois avec sursis, et mise à l'épreuve pendant trois ans. Il a été maintenu en détention. Le tribunal a suivi les réquisitions du procureur Swen Morelle, précise le parquet.

D'avril à août dernier, ce célibataire, qui vit avec sa mère à Giromagny (Territoire-de-Belfort), a multiplié les tags insultants et les menaces de mort à l'encontre d'une jeune fille d'une vingtaine d'années, domiciliée dans la même commune.

Une vengeance "platonique"

L'homme avait aidé l'étudiante en BTS lors d'un stage qu'elle avait effectué dans son entreprise et d'après ses explications, "il n'a pas supporté de ne pas être davantage remercié par la stagiaire et sa famille", rapporte Swen Morelle.

"Il a décidé de se venger et de lui faire mal", tout en affirmant que ses intentions envers la jeune fille étaient "platoniques", ajoute le magistrat. Le prévenu a reconnu la trentaine de dégradations et de menaces qui lui sont reprochées. Il a notamment recouvert la maison de sa victime et celle de ses proches d'inscriptions insultantes, crevant les pneus des voitures qui se trouvaient dans la rue.

Il brûlait le sexe de poupées dévêtues

L'homme a aussi déposé des poupées dévêtues aux seins et au sexe brûlés devant le domicile de la victime. "Il a mis tout le village en émoi pendant quatre mois et demi, avec des tags réguliers et des menaces de mort", relève le procureur, estimant qu'il y avait "une préméditation organisée, avec de l'achat de matériel pour les tags et l'utilisation d'une cagoule pour ne pas être vu".

Pas de psychopathie particulière

Le prévenu avait jusqu'ici un casier judiciaire vierge et d'après les experts, il ne relève pas d'une psychopathie particulière. Une quinzaine de victimes collatérales s'étaient portées parties civiles.

Jé. M., avec AFP