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Aude : le pic de Bugarach, refuge présumé à la fin du monde, interdit le 21 décembre

Le pic de Bugarach, considéré par certains comme un lieu où échapper à la fin du monde

Le pic de Bugarach, considéré par certains comme un lieu où échapper à la fin du monde - -

Le 21 décembre, le pic de Bugarach dans l’Aude, considéré par certains comme un refuge à la fin du monde, sera totalement bloqué par les autorités. « On attend surtout beaucoup de journalistes », reconnaît le préfet.

Ceux qui attendent la fin du monde pour le 21 décembre 2012 devront trouver une autre solution. Le pic de Bugarach, dans l’Aude, ne leur sera pas ouvert. Le lieu percé de galeries souterraines sera en effet interdit d’accès le 21 décembre, date de l’apocalypse selon l’analyse faite par certains du calendrier maya. Ces derniers estiment justement que le pic de Bugarach est l’un des lieux où il sera possible d’échapper à la fin du monde.

Rampe d’atterrissage ou garage à vaisseau spatial ?

Avec ses 1 231 mètres et son impressionnant profil, il évoque en effet pour les adeptes de cette théorie une piste de lancement ou d'atterrissage. Pour d’autres, il serait un garage abritant le vaisseau qui emmènera les privilégiés, préservés de la fin du monde. Alors pour empêcher que des illuminés ne cherchent à s’y installer, un cordon de sécurité sera mis en place trois jours avant, et enlevé un ou deux jours après la date tant redoutée.

Un village de 200 habitants bloqué

L'éventualité d'une affluence de mystiques, mais aussi de curieux, a ainsi poussé les autorités non seulement à interdire les accès au mont lui-même, mais à boucler préventivement tout le secteur autour du 21 décembre. Une centaine de policiers et de pompiers contrôleront les accès au village de 200 âmes niché au pied de la montagne, dont la tranquillité a été passablement perturbée par sa récente notoriété. Il s'agira d'un « dispositif de liberté encadrée », a dit le préfet de Carcassonne Eric Freysselinard. Si les visiteurs se pressaient trop nombreux, l'accès au village ne serait plus filtré mais bloqué lui aussi, a-t-il ajouté.

« Nous attendons surtout beaucoup de journalistes »

Pour autant, le préfet a envisagé la possibilité qu'en fait les journalistes en quête d'insolite soient plus nombreux que les visionnaires et les touristes. « Nous attendons quelques illuminés, quelques personnes qui croient à cette fin du monde, mais en nombre extrêmement limité. Nous attendons plutôt des curieux dans des quantités impossibles à déterminer. Nous attendons surtout beaucoup de journalistes ».
Les autorités surveillent quand-même internet. Pour le moment, elles n’ont relevé aucun risque particulier d’afflux, aucune manipulation par une secte quelconque ni aucun appel au suicide collectif, affirme le préfet, qui doit reconnaître qu’il est ici confronté à « un défi inédit ».

M. Chaillot avec AFP