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Arras: Nicole Belloubet annonce la construction d'une prison expérimentale

A Arras, cette nouvelle prison aura pour objectif d'obtenir, pour 100% des détenus, un travail, une formation ou de les inscrire dans un parcours professionnalisant, a précisé la ministre de la Justice. Deux autres prisons du même type doivent voir le jour dans les Ardennes et la Meurthe-et-Moselle.

Nicole Belloubet a annoncé vendredi la construction de trois prisons expérimentales centrées sur la formation et le travail des détenus pour préparer leur réinsertion. L'une d'elles se trouvera à Arras, dans le Pas-de-Calais, a précisé la ministre de la Justice. Les deux autres prisons expérimentales verront le jour à Donchery, dans les Ardennes, et à Toul, en Meurthe-et-Moselle. 

Les trois établissements de 180 places chacun accueilleront des détenus condamnés à une peine de moins de cinq ans et les orienteront vers une formation ou un travail effectué à l'intérieur de la prison, en partenariat avec les entreprises locales et les collectivités territoriales.

"Il s'agit d'une prison expérimentale par le travail (...) Cela fonctionnera comme dans une entreprise avec un entretien d'embauche, une rémunération... Nous ciblerons les domaines à haute valeur ajoutée comme le numérique", a expliqué Nicole Belloubet à La Voix du Nord.

Selon le quotidien local, une dizaine d'entreprises se sont déjà portées volontaires pour travailler avec les détenus à Arras.

"Lutter contre la récidive"

Ces nouvelles prisons auront pour objectif d'obtenir pour "100% des détenus", un travail, une formation ou de les inscrire dans un parcours professionnalisant, selon le ministère.

"Je suis persuadée que pour lutter contre la récidive, il faut que les gens soient formés et aient accès à un travail", a déclaré la garde des Sceaux.

Pour améliorer la réinsertion des détenus, le gouvernement compte en parallèle sur la création de 2000 places dans d'autres prisons dédiées, appelées "structures d'accompagnement vers la sortie" (SAS). Elles ouvriront à Longuenesse, au sud de Saint-Omer, ainsi qu'à Loos, près de Lille. Ces établissements spécialisés doivent accompagner les détenus à moins de deux ans de leur remise en liberté, pour préparer leur retour vers la société.

Les travaux du nouveau centre pénitentiaire d'Arras devraient quant à eux débuter en 2022, sur un terrain de près de cinq hectares mis à disposition par la communauté urbaine, au nord-est de la ville.

Juliette Mitoyen avec AFP