BFMTV

Après le 11 mai, un Français sur dix ne veut pas être de nouveau confiné avec son partenaire

Un couple masqué à La Grande-Motte, le 12 avril 2020.

Un couple masqué à La Grande-Motte, le 12 avril 2020. - PASCAL GUYOT / AFP

D'après une étude Ifop pour le site Charles.co, 11% des personnes en couple et confinées ensemble veulent prendre des distances avec leur partenaire après le 11 mai.

Lors des premières mesures de déconfinement en Chine à la mi-mars, plusieurs médias locaux comme le Global Times ont rapporté un boom des divorces dans le pays. Allons-nous assister au même phénomène en France?

Une étude* réalisée par l’Ifop pour Charles.co, un site de consultation en ligne de sexologues et dévoilée par Le Parisien ce mardi, indique que 12% des sondés ne souhaitent pas être de nouveau confinés avec son partenaire. Mais pas de panique, plus de la moitié d’entre eux affirment également que le confinement n’a eu aucune répercussion sur leur relation.

Le confinement, "un poison" pour les jeunes couples

Le sondage indique que 11% des personnes en couple veulent prendre des distances avec l’autre après le 11 mai, date prévue pour le déconfinement.

"On note cette tendance plutôt chez les jeunes couples. Pour eux, le confinement a été un poison et non un durcissement", explique au Parisien François Kraus, directeur du pôle politique-actualité à l’Ifop.

C’est également le cas pour les mères de familles, pour lesquelles "la répartition des tâches ménagères" et la "gestion des enfants" a été un poids pendant les près de deux mois de confinement. 

Baisse de la sexualité des Français

Pour certains le confinement est même un motif de rupture, puisque 4% d’entre eux désirent rompre. Toutefois, l’étude ne se veut pas trop alarmiste. En effet, 60% des couples disent que cette période d’isolement obligatoire n’a pas eu de répercussion sur leur relation. En couple mais non confiné ensemble, 25% ont par ailleurs bravé les interdictions de déplacement pour se rejoindre.

Sans surprise, le confinement a également joué sur les rapports sexuels des Français, puisque 44% des Français déclarent n’avoir eu aucun rapport durant les quatre dernières semaines, alors qu’ils n’étaient que 26% avant l’épidémie.

Et les Français semblent visiblement en manque d'amour: 24% d’entre eux ont repris contact avec un ancien partenaire sexuel durant la période, 26% disent avoir besoin de câlins ou de marques d’affection. Des gestes qu’il conviendra toutefois d’éviter même après le déconfinement, pour éviter la propagation du virus. 

*L’étude a été réalisée par questionnaire auto-administré en ligne sur un échantillon de 3045 Français âgés de 18 ans et plus du 24 au 27 avril 2020. La représentativité de l’échantillon a été assurée par la méthode des quotas. 

Esther Paolini