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Alcool: "Neknomination", le jeu à boire qui arrose les réseaux sociaux

"Neknomination" est le nouveau jeu d'alcool venu d'Australie, et qui se répand en Europe.

"Neknomination" est le nouveau jeu d'alcool venu d'Australie, et qui se répand en Europe. - Crédits photo : nom de l'auteur / SOURCE

Neknomination est le nouveau jeu d'alcool qui se répand sur Facebook. Le but est de se filmer en train de boire une importante quantité d'alcool et d'inviter ses amis à en faire autant. Un phénomène qui a déjà fait quatre morts.

Boire "cul sec" puis "nommer" un ami à son tour, voilà en quoi consiste ce nouveau jeu à boire. Depuis peu, "Neknomination" se répand sur Facebook et Twitter, y compris dans leur sphère francophone, donc française. Cette tendance aurait débuté en Australie et en Irlande, où deux jeunes de 19 et 22 ans seraient morts après y avoir joué, a rapporté dimanche dernier The Irish Independent. Deux autres personnes de 20 et 29 ans auraient aussi perdu la vie en jouant à ce jeu, ce week-end à Londres et à Cardiff, selon les médias anglais.

Mercredi, la page française de Neknomination totalisait déjà plus de 11.000 "like" avec, sur son mur, ce message de l'un des administrateurs: "Les vidéos dorénavant postées seront des vidéos de personnes majeures (ou ayant l'air!) ingurgitant une quantité d'alcool ne nuisant pas à leur santé. Ceci pour des soucis de préservation de la page. (...) Vu l'ampleur que prend la page je fais tout mon possible pour lire vos messages mais cela devient difficile".

Les dangereuses règles du jeu

Le but? Se filmer en train d'ingurgiter une grande quantité d'alcool d'un seul coup, puis poster la vidéo sur les réseaux sociaux. Le premier joueur invite alors à son tour un ami à relever le défi. D'où le nom, "Neknomination", "nek" pour "neck it" (cul-sec en argot anglais) et "nomination", pour l'acte de désigner d'autres participants.

La tendance serait née d'un simple jeu entre amis en Australie. "Un mec a bu sa bière cul sec et a dit à son copain: c'est ton tour maintenant. C'est devenu une mode, et ensuite quand j'ai créé ma page, ça a pris plus d'ampleur. Cette mode s'est propagée en Australie, en Nouvelle-Zélande, et maintenant ça touche même l'Europe" a expliqué Jay Anthony au site Vice.

Facebook refuse de supprimer les vidéos

Les autorités irlandaises, elles, ont réagi immédiatement au phénomène. Le ministre chargé de la Communication a d’abord appelé à une interdiction de l’ensemble des vidéos Neknominations afin de mettre fin à cette mode.

Mais Facebook a refusé de supprimer les vidéos de la plateforme. "Nous ne tolérons pas les contenus directement néfastes, comme ceux qui sont intimidants, mais un comportement controversé ou offensant ne va pas nécessairement à l’encontre de notre règlement", s’est justifié un porte-parole du réseau au journal The Independent. La page Facebook, The best Neknominate Videos, a déjà rassemblé plus de 190.000 adeptes depuis sa création, le 7 janvier dernier.

Louise Pezzoli